Damart se remet au Made In France

Dix ans après avoir cessé toute fabrication sur le sol français, Damart relocalise sa production le temps d’une collection capsule célébrant ses 65 ans. La marque nordiste réputée pour son thermolactyl célèbre ainsi cette fibre au pouvoir réchauffant avec cette édition limitée baptisée « French Collection », qui sera commercialisée en octobre. 


Les prix des articles de la capsule s'échelonnent entre 14,99 à 29,99 euros. - Damart

L’enseigne du groupe Damartex a pour cela fait appel au tricoteur Malterre, basé à Moreuil (Somme), et au fabricant roubaisien Moumia pour l’assemblage des pièces. « Nous n’avions auparavant pas l’habitude de commercialiser des éditions limitées, livre Agatha Colin, directrice de la communication de Damart. Lorsque l’on sort du process industriel auquel nous sommes habitués, il peut être plus intéressant de penser local. C’est davantage cette agilité et cette réactivité qui nous ont conduit à choisir une confection française, même si nous allons tout de même utiliser ce levier marketing pour communiquer autour de la capsule ». Ce projet ne signe en rien le retour massif de la production française pour Damart, celle-ci sera toutefois envisagée très ponctuellement à l’avenir, toujours pour de petites séries.

Faute de rentabilité et alors que ses ventes baissaient, le groupe nordiste avait fermé sa dernière usine de production française en 2008, située à Roubaix, pour transférer toute son activité dans un site propre en Tunisie, à Zriba, qui peut produire jusqu’à 5 millions de pièces par an. 

La ligne « French Collection » se compose de t-shirts en thermolactyl à manches courtes et longues, pour homme, femme et enfant, déclinés dans les couleurs historiques de Damart (blanc, gris et noir), mais rehaussés de surpiqûres bleu-blanc-rouge. 30 000 pièces ont pour l’instant été commandées.

Une capsule qui s’intègre dans un vaste programme de partenariats pensés pour cet anniversaire tout au long de l’année 2018. Car cette stratégie a aussi été mise en place pour rajeunir l’image et l’audience de Damart. « Depuis cinq ans, nous travaillons à la modernisation de la marque. Les labels et créateurs avec lesquels nous collaborons s’emparent de la fibre et y apposent leur empreinte. Ce qui permet de faire découvrir notre matière avec un style tout autre que celui de Damart. »

En septembre prochain, l’enseigne fait ainsi équipe avec Maison Standards et Sophie Malagola, puis en octobre sortiront deux collaborations, l’une avec Mademoiselle Agnès, l’autre avec le jeune créateur Louis-Gabriel Nouchi. Enfin, la marque parisienne Modetrotter sera mise en lumière en novembre, tandis que la blogueuse Lili Barbery-Coulon dévoilera début décembre une capsule autour de la pratique du yoga.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
© 2018 FashionNetwork.com

Mode - Prêt-à-porterIndustrieBusiness