Delphine Mathez (Stokomani) : "Le textile représente 40 % de nos ventes"

Les soldeurs comme Stokomani grappillent des parts de marché aux enseignes d’habillement traditionnelles. Fondée en 1961 par Jean-Jacques Namani, l’entreprise française compte près de 80 adresses et emploie plus de 3 000 personnes en France. Elle commercialise à petits prix les invendus de marques de prêt-à-porter, mais aussi d’hygiène-beauté, de décoration et de jouets. Delphine Mathez, présidente de l’enseigne depuis 2016, après y avoir occupé le poste de directrice de la transformation et de directrice générale, fait le point sur l’expansion de la société. Une interview à retrouver en intégralité sur FashionNetwork Premium.


Delphine Mathez - Stokomani

FashionNetwork : Stokomani affiche de nombreuses ouvertures cette année. Comment se déploie l’enseigne en France ?

Delphine Mathez :
 Nous avons inauguré 15 nouveaux magasins en 2017, c’est beaucoup plus que d’habitude, sept ouvertures étaient intervenues en 2016. Notre parc se compose à l’heure actuelle de 79 points de vente en France. En dix ans, nos ventes ont été multipliées par quatre et notre réseau de magasins a doublé en quatre ans. Nous allons passer la barre des 430 millions d’euros de chiffre d’affaires cette année, avec une croissance d’environ 15 %. Pour accompagner cette volonté d’accélération, il a fallu, depuis deux ans, mettre en place une solide organisation, notamment du côté des achats, de la logistique ou des ressources humaines.


Le siège de la société est basé à Creil, dans l’Oise - Stokomani

FNW : Quelle place réservez-vous à la mode chez Stokomani ?

DM : 
L’offre textile représente 40 % de notre chiffre d’affaires et occupe environ la moitié de nos surfaces de vente. Nous distribuons plus de 160 marques d’habillement, qui sont pour la plupart des marques populaires implantées en centre commercial. Je n’en citerai pas, par respect pour leur volonté de discrétion.

Rien n’est contractuel entre Stokomani et les marques, leurs lots sont à chaque fois mis en concurrence entre différents acteurs. Concrètement, nous achetons en décalage par rapport aux saisons : nous finalisons par exemple nos achats de l’été 2017, des produits qui seront ensuite placés en rayon au printemps prochain, après un important travail de réception des lots, de triage, et de mise sur cintre…

FNW : Comment expliquez-vous l’appétence des Français pour les articles discount dans le domaine de l’habillement ?

DM : 
Stokomani, c’est un concept anti-crise. Deux phénomènes se conjuguent : d’une part, les consommateurs font davantage attention à leur budget, notamment côté textile, et d’autre part, l’essor des ventes en ligne sur Internet les a conduits à comparer les prix et à traquer les bonnes affaires.

En magasin, nous misons sur l’effet de surprise, avec un agencement façon caverne d’Ali Baba, et proposons des rabais compris entre -40 et -70 %, pour un panier moyen d’environ 30 euros. Ce côté chasse au trésor que nous cultivons ne fonctionnerait pas pour nous sur Internet. C’est pour cela que nous n’avons pas de site e-commerce.

Retrouvez sur FashionNetwork Premium les objectifs de Stokomani à horizon 2020, le dossier Tati ou encore la typologie de magasin privilégiée par l'enseigne.

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