H&M fait son entrée sur la plateforme chinoise Tmall

H&M, le deuxième plus grand distributeur d’habillement au monde, a lancé ce mercredi sa marque principale sur la plateforme en ligne d’Alibaba, Tmall, pour essayer de résister à la concurrence qui fait rage en Chine.



H&M, qui possède aussi sept autres marques créées plus récemment, distribuera, comme annoncé fin 2017, sa principale marque d’habillement bon marché via un tiers. En se positionnant sur Tmall, le géant suédois espère pouvoir rivaliser avec ses principaux concurrents.

Zara, la principale marque du leader du secteur Inditex, a pour sa part ouvert sa boutique en ligne sur Tmall en 2014, suivant l’exemple de marques occidentales comme Gap et Asos. Amazon a de son côté rejoint Tmall en 2015, en plus de sa propre boutique en ligne dans le pays.

La marque suédoise H&M a lancé sa boutique en ligne indépendante en Chine en 2014, après avoir fait son entrée dans le pays une dizaine d’années auparavant, mais le marché du e-commerce chinois est dominé par les centres commerciaux en ligne comme Tmall (Alibaba) et Taobao.

Magnus Olsson, directeur d’H&M pour la Chine, a déclaré dans une interview réalisée à Shanghai qu’H&M se devait d’être présent sur les plateformes fréquentées par la majorité de ses clients, ajoutant que les prix et l’offre sur Tmall ne seraient pas très différents de ce que l’on trouve sur hm.com en Chine.

Le groupe H&M, qui lutte pour s’adapter aux bouleversements d’un marché toujours plus tourné vers le digital, a vu la croissance de ses ventes ralentir et ses parts de marché régresser ces dernières années. Le potentiel de croissance réside dans les nouveaux marchés comme la Chine, même si le cœur de l’activité est encore en Europe. L’année passée, 11 milliards de couronnes suédoises (1,09 milliard d’euros) du chiffre d’affaires total du groupe, d’un montant de 200 milliards de couronnes suédoises (19,74 milliards d’euros), venaient de Chine, où sont implantées près de 500 de ses 4 700 enseignes dans le monde.

Tendances régionales

Selon Magnus Olsson, la concurrence est de plus en plus rude en Chine, entre un basculement de l’industrie vers le digital qui favorise les concurrents et une transparence accrue des prix. Il a également déclaré qu’H&M adaptait à présent plus ses gammes en fonction des critères spécifiques de chaque région du monde.

« Nous essayons vraiment de comprendre comment vont évoluer le comportement du consommateur et son goût pour la mode, surtout ici », a-t-il dévoilé. « Nous créons de plus en plus de collections spécialement pour l’Asie ou pour la Chine. »

Monki, une autre marque du groupe, était déjà présente sur Tmall et les autres labels devraient bientôt la rejoindre. Selon Magnus Olsson, le partenariat avec Tmall devrait ouvrir la voie à des ouvertures de boutiques dans des villes chinoises plus petites où la notoriété de la marque n’est pas encore acquise.

« Il y a aussi d’autres avantages à ce rapprochement avec Tmall. Par exemple, dans la plupart des villes où nous ne sommes pas encore implantés, H&M n’est peut-être pas encore très connu, mais Tmall l’est, donc les clients peuvent nous trouver via la plateforme jusqu’à ce que nous ouvrions une boutique », s’est-il félicité.

Traduit par Clémentine Martin

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