Noyon dévoile ses dentelles Jacquardtronic élastiques en fils recyclés

Le dentellier calaisien, qui fêtera son centenaire en 2019, a profité du salon Interfilière, qui se tenait du 7 au 9 juillet à la Porte de Versailles (Paris XVe), pour présenter de nouvelles dentelles tricotées à partir de fils Q-nove issus de matières recyclées et conçus par Fulgar.


De nouvelles dentelles Jacquardtronic élastiques en fils recyclés - Noyon Dentelle

Un nouveau matériau prévu pour une utilisation sur les machines à dentelles Leavers de Noyon, qui indique avoir connu de bons résultats lors de ses premiers essais. La société indique de fait que les fils en polyamide 6.6 habituellement utilisés seront désormais remplacés, chaque fois que cela sera possible, par des fils écoresponsables, qu’ils soient issus de fibres naturelles ou fossiles.

Pour l’heure, cette nouvelle offre a déjà été intégrée par Noyon à sa gamme Concept, dédiée aux produits innovants et dont près de 50 % des matériaux utilisés reposent sur les fils recyclés. Une alternative qui, comme le faisait constater l’entreprise au rendez-vous parisien de la lingerie, n’entraîne aucune différence au toucher, en dépit d’un aspect légèrement plus mat.

Nouvelles ambitions

Cette évolution intervient au terme d’une année de transition pour Noyon. L’entreprise familiale, fondée en 1919, a été liquidée l’an passé, la nouvelle structure Noyon dentelle prenant le relais. Une entité soutenue financièrement par La Perla, Etam, le belge Van de Velde, l’industriel sri-lankais Mas Holdings et la structure financière calaisienne PBO.

L’entreprise emploie aujourd’hui 175 personnes et vise pour l’exercice en cours un chiffre d’affaires de 15 millions d’euros. Objectif qui s'accompagne de la volonté de son président, Henri-Philippe Durlet, de rééquilibrer l’activité à jeu égal entre robes, lingerie et tricotage, comme il l'a affirmé dans une interview à découvrir dans l'édition Premium de FashionNetwork.com.

« Nous sommes insuffisamment présents sur le tricotage. Il y a encore des marques européennes qui souhaitent des approvisionnements de proximité, explique le responsable. Nous voulons garder le leavers pour la lingerie, où l’offre doit être de plus en plus sophistiquée, tirée vers le haut, car la concurrence des produits en provenance d’Asie est de plus en plus difficile. Les technologies évoluent et donc le leavers doit aller encore plus loin. »

Le président Henri-Philippe Durlet, qui endosse pour l’heure les fonctions de directeur général, nous a expliqué par ailleurs qu’il pourrait prochainement transmettre celles-ci à Sébastien Bento Soares. Ce dernier a, comme l'annonçait FashionNetwork.com, récemment rejoint la société en qualité de directeur général adjoint.

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