Noyon : le projet de reprise validé par la justice

Le tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer a validé le 13 février le projet de reprise du dentellier nordiste Noyon par la nouvelle structure, Noyon Dentelle, soutenu financièrement par La Perla, Etam, le belge Van de Velde, l’industriel sri-lankais Mas Holdings et la structure financière calaisienne PBO.
 
Noyon-dentelle.com

La reprise sera effective mercredi, indique La Voix du Nord. Noyon Dentelle sera la nouvelle dénomination de la Société Dentelle Calais Noyon, emmenée par l’actuel directeur général, Henri-Philippe Durlet. Ce projet permet la sauvegarde des 170 emplois de l’entreprise, mais implique la liquidation de l’actuelle société. Noyon Dentelle reposerait sur un capital de 500 000 euros, auxquels s'ajoute un million d’euros de fond de roulement, et un million d’euros de prêt remboursable débloqué par le conseil régional des Hauts-de-France.  
 
Noyon avait demandé en janvier dernier sa mise en liquidation en vue de cette opération. Fin octobre, la justice avait déjà autorisé une réduction d’effectif touchant 55 postes sur 237.

L’entreprise a payé la chute de ses commandes sur le marché de la lingerie, qui représente 70 % de ses ventes. Et la stratégie ciblant le prêt-à-porter, et spécialement la dentelle pour les robes, n’aura pas suffi à amortir le déficit. De 18 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2014, il ne restait que 15,5 millions l’année suivante, tandis qu’une nouvelle chute de 10 % était anticipée pour 2016.

« Nous travaillons beaucoup avec Lise Charmel, Marie Jo, Chantal Thomass, La Perla… Mais les clients pour ce niveau de qualité, sur toute l’Europe, c’est une quinzaine de marques. C’est donc assez limité. Et de la part de certains clients, pas ceux que je viens de citer, nous avons subi d’importantes baisses de volumes, parfois divisées par trois ou quatre », nous confiait en septembre le dirigeant, Olivier Noyon. « Je pensais ne plus avoir à licencier, très franchement », nous confiait-il alors.
 
Les difficultés de Noyon interviennent dans un contexte non moins délicat pour les dentelles de Calais-Caudry. Au printemps dernier, l’entreprise Desseilles était placée en redressement judiciaire avant d’être rachetée par le chinois Yongsheng, tandis que Codentel, également sous surveillance, était repris par le groupe Holesco, propriétaire de Sophie-Hallette.

A lire - Olivier Noyon : "Nous surmonterons cette crise. On en a surmonté d’autres" - (septembre 2016)



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