Ruptures collectives : le cas Pimkie "instrumentalisé", selon la direction

Lille, 29 déc 2017 (AFP) - Le projet de suppression de postes via des ruptures conventionnelles collectives chez Pimkie est « instrumentalisé » pour « attaquer » la loi travail, a estimé vendredi la direction de la chaîne de prêt-à-porter féminin Pimkie (groupe Mulliez).

Le concept retail Fashion Factory - Pimkie

« Il n'échappera à personne que le cas Pimkie est instrumentalisé pour attaquer à nouveau la loi travail et le gouvernement », a déclaré dans un communiqué le directeur général délégué Eric Foucault. « Cette tentative de récupération politique et d'instrumentalisation de notre entreprise ne sont pas acceptables pour les collaborateurs de Pimkie qui vivent déjà une période difficile » (sic), a-t-il ajouté.

Un projet de suppressions de postes, via des ruptures conventionnelles collectives, doit être présenté le 8 janvier aux salariés de l'entreprise, comme vous l'annonçait Fashionnetwork.com ce 22 décembre.

Permises par la réforme du Code du Travail, ces ruptures de contrat amiables en nombre nécessitent un accord majoritaire avec les syndicats. Il s'agit d'une forme de plan de départs volontaires hors du cadre d'un plan social.

Selon la direction, il s'agit d'un projet de « retournement d'entreprise », « alors que son chiffre d'affaires s'érode depuis 10 ans » et que « Pimkie présente des résultats déficitaires depuis 2015, sans être parvenu à inverser cette tendance ». « Cette transformation profonde ne peut malheureusement échapper à un plan de départs volontaires », a déclaré Éric Foucault sans donner de chiffre, regrettant la « position de principe » de la CGT, qui a « fait savoir par voie de presse qu'elle ne signerait pas cet accord ».

Selon la secrétaire du CE, Valérie Pringuez, des groupes de travail, associant depuis plusieurs semaines les salariés à l'élaboration du plan de redressement de l'enseigne déficitaire, ont proposé la fermeture en 2018 de 81 magasins dont 20 en France, puis 40 autres en 2019 en Allemagne, « pays le plus touché ». Le chiffre officieux de 200 suppressions de postes en France circule.

Pimkie, dont le siège social se trouve à Villeneuve d'Ascq (Nord), compte plus de 700 magasins dans 30 pays et emploie environ 5 200 collaborateurs au total, selon le site Internet de l'enseigne, dont 1 900 en France.

Le groupe automobile PSA (Peugeot, Citroën, DS) doit également négocier le 9 janvier avec les syndicats un projet de ruptures conventionnelles collectives.

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