Sylvie Pourrat (Première Classe) : "Le lifestyle est devenu le cinquième univers du salon"

Première Classe, le salon parisien dédié aux accessoires de mode, débutera ce vendredi 8 septembre à la porte de Versailles. Pendant quatre jours, 900 exposants de chaussures, de bijoux ou encore de sacs dévoileront leurs collections estivales. Un chiffre stable, comme le souligne Sylvie Pourrat, directrice de Première Classe : «  Le nombre d’exposants ne bouge pas vraiment, cela est dû à "l’éphémérité" du monde de l’accessoire ». Une fugacité qui se traduit notamment par la présence de 45 % de nouvelles marques car, en matière d’accessoires peut-être un peu plus qu’ailleurs, des griffes naissent et d’autres disparaissent. Cependant, pour Sylvie Pourrat, ce turnover, particulièrement élevé depuis quelques années, s’explique surtout par un climat d’insécurité conjugué à une conjoncture défavorable. L’objectif consiste alors à recruter de nouveaux labels tout en maintenant les marques historiques.

Sylvie Pourrat la directrice du salon Première Classe (WSN Développement)

Et le défi est relevé puisque marques établies cohabitent en fluidité avec les jeunes maisons autour d'un plan repensé. Un travail de refonte initié l’année passée. « Pour résumer, Première Classe possède une offre assez complète d’accessoires de mode, mais quelqu’un qui nous visitait ne percevait pas tout. Et en matière d’accessoires, j’aime dire qu’on ne cherche pas, on trouve, et on doit trouver facilement », souligne Sylvie Pourrat. L’organisation se fait donc par segment de marché, le visiteur entre par les créateurs, puis viennent les marques créateurs plus établies (Gas Bijoux, Les Néréides…) et les fabricants de produits créatifs. Par ailleurs, sur des espaces d’environ neuf mètres carrés à l’entrée du hall 3, des marques se sont vues offrir la possibilité de s’exprimer librement.
 
« Il doit y avoir un équilibre entre les secteurs, c’est ce que j’appelle la règle des 25 %. Il n’est pas intéressant d’avoir un secteur chaussures avec 30 exposants et à côté un autre secteur avec 100 marques. Par exemple, la chaussure et la maroquinerie ont souffert ces dernières années, mais nous avons maintenu l’offre », explique également Sylvie Pourrat. La directrice du salon précise également qu’à l’inverse le bijou, très réactif aux tendances, s’est toujours maintenu.
 
S’il y a une tendance et une évolution du marché que Première Classe a suivi dès ses prémices, c’est le boum du « lifestyle ». « Il est devenu le cinquième univers du salon. C’est un trait d’union entre tous les autres univers et cela représente désormais entre 30 et 40 exposants (parfums ou bougies notamment, ndlr). Beaucoup de marques elles-même se tournent vers le lifestyle, à l’image de MaPoésie, qui est née sur Première Classe avec le foulard et qui propose maintenant de la papeterie. »
 
Et pour accompagner les marques et les acheteurs dans un marché instable et en constante mutation, Première Classe multiplie les offres de services main dans la main avec le salon Who’s Next. Car, si Sylvie Pourrat concède que le format salon doit évoluer pour devenir un lieu de rencontres et d’échange d’expertise - notamment car il n’est plus nécessairement un lieu de commandes -, « les gens restent finalement en amour avec les salons », déclare-t-elle.

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