Tati : une demi-douzaine de marques d'intérêt dont deux offres fermes

Tati, à vendre depuis fin février, a reçu une demi-douzaine de marques d'intérêt de potentiels repreneurs, et en particulier deux offres fermes dont une du fondateur du groupe Gifi, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.


Tati est l'enseigne phare d'Agora Distribution - Facebook Tati Lyon

« A l'heure où nous nous parlons, nous avons reçu une demi-douzaine de marques d'intérêt pour la reprise de Tati », a déclaré à l'AFP Michel Rességuier, le dirigeant d'Agora Distribution, qui regroupe Tati et les autres enseignes à bas prix du groupe Eram.

Tati, en difficulté depuis plusieurs années, a été mis en vente par son propriétaire, le groupe Eram, en février. L'enseigne emploie plus de 1.700 personnes et exploite 130 magasins.

Parmi ces marques d'intérêt, une offre ferme du dirigeant-fondateur de Gifi, spécialisé dans la décoration à petit prix, Philippe Ginestet, a été déposée ce jeudi auprès de la banque chargée de trouver un repreneur, a indiqué une source proche du dossier à l'AFP.

Une seconde offre émanant d'un consortium, regroupant notamment la Foir' Fouille, Centrakor et Stokomani, a également été déposée, selon cette source.

« L'offre de Philippe Ginestet est faite à titre personnel, via son groupe GPG, et propose de conserver la marque et l'activité de Tati et de reprendre plus de 100 magasins et environ 1.200 salariés », a indiqué cette source proche.

Cela permettrait de conserver « près de 1.500 emplois directs et indirects ». Le magasin historique du boulevard Barbès à Paris pourrait ainsi être repris, ajoute la source.

« GPG entend maintenir le siège à la Plaine Saint-Denis et prévoit de mobiliser 80 millions d’euros pour relancer l’enseigne », l'idée étant de « dupliquer le succès de Gifi à Tati », précise t-elle. Philippe Ginestet « se donne deux ans pour que l’entreprise redevienne pérenne et rentable ».

Les salariés ont lancé une pétition en ligne pour interpeller le dirigeant d'Eram et François Hollande, leur demandant de préserver l'emploi.

Fin février, le groupe Eram avait mandaté une banque pour trouver des repreneurs. Eram avait alors indiqué vouloir se séparer de Tati, en difficulté, pour se recentrer sur ses autres marques.

Malgré une stratégie de diversification de son offre et une internationalisation, Tati a enregistré l'an dernier des ventes en recul et un résultat déficitaire, selon Agora Distribution.

Fondée en 1948 par Jules Ouaki, Tati avait été reprise par Eram en 2007.

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