×
160
Fashion Jobs
CALZEDONIA
District Manager Belgique - Calzedonia Group
CDI · BRUXELLES
PURE
Junior PR Account Manager
CDI · BRUXELLES
SB RECRUITMENT & SERVICES
District Manager – Electro - Belgique
CDI · BRUXELLES
SB RECRUITMENT & SERVICES
Key Account Manager Benelux – Wholesale - Fashion - Premium Luxe
CDI · ANVERS
L’ORÉAL GROUP
Key Account Manager - Luxe Division- Start Asap
CDI · Brussels
KIPLING
Digital Strategic Account Specialist Kipling Emea - Temporary Contract 6 Months
CDI · ANVERS
EASTPAK
Digital Strategic Account Specialist - Eastpak
CDI · ANVERS
SB RECRUITMENT & SERVICES
Marketing Manager – Fashion Retail – Bruxelles
CDI · BRUXELLES
PURE DIFFUSION BVBA
Account Manager
CDI · ANTWERPEN
SB RECRUITMENT & SERVICES
Junior Stock Allocator – Fashion Retail - Wauthier-Braine
CDI · WAUTHIER-BRAINE
SB RECRUITMENT & SERVICES
Retail Manager Benelux – Retail Fashion - Bruxelles
CDI · BRUXELLES
V. F. CORPORATION
Senior Treasury Analyst
CDI · BORNEM
PROJECT DISTRIBUTION
Junior Sales Representative
CDI · BRUXELLES
SANDRO
Human Resources Coordinator (Netherlands & Belgium) M/W H/F
CDI · BELGIUM AND NETHERLANDS
L’ORÉAL GROUP
Demand Planner Fmcg
CDI · Brussels
MAISONS DU MONDE
Adjoint Hors Meuble - Arlon H/F
CDI · ARLON
MAISONS DU MONDE
Vendeur Principal - Marche-eN-Famenne (H/F)
CDI · MARCHE-EN-FAMENNE
FASHION & LUXURY SELECTION
Sales Assistant fr/Angl - nl
CDI · BRUXELLES
HOLLISTER CO
Assistant Manager (Manager in Training) - Hollister Waasland - Full Time
CDI · SAINT-NICOLAS
ABERCOMBIE & FITCH
Manager Débutant - a&f Bruxelles - CDI - 35h
CDI · BRUXELLES
VALÉRIE BERCKMANS SPRL
Assistant(e) Styliste
Stage · BRUXELLES
GIORGIO ARMANI
Sales Assistent - Verkoop(Ster)
Stage · BRUXELLES
Publicités

A la Fashion Week de Milan, l'urgence climatique s'impose avec style

Publié le
today 23 sept. 2019
Temps de lecture
access_time 5 minutes
Partager
Télécharger
Télécharger l'article
Imprimer
Cliquer ici pour imprimer
Taille du texte
aA+ aA-

La Semaine de la mode milanaise, qui vient de s’achever lundi, a marqué un tournant. Pour la première fois, plusieurs grandes maisons ont affirmé un engagement écologique, tandis que de nombreux jeunes designers ont profité des podiums pour tirer la sonnette d’alarme face aux conséquences dramatiques engendrées par les changements climatiques, bien conscients que la mode, l’une des industries les plus polluantes de la planète, a encore fort à faire.


Marni, printemps-été 2020 - © PixelFormula

 
Chez Marni, le designer Francesco Risso a utilisé, par exemple, la caisse de résonance de la Fashion Week pour lancer un message clair et concret. De retour d’un voyage au Brésil, le styliste explique avoir été bouleversé par les incendies dans la forêt amazonienne et voulu « parler de cette urgence de la protection de la nature ». Il l’a fait à sa manière en concevant un décor de palmiers en plastique recyclé et en utilisant pour sa collection des tissus de récupération, qu’il a peints à la main.
 
« Be part of the solution », « React », « Reduce »… Tels sont quelques-uns des slogans imprimés sur les sneakers F_wd, une nouvelle marque durable lancée par le groupe japonais Onward à Milan, durant la Fashion Week.« J’utilise ces messages activistes et les transforme en logos figuratifs pour réveiller les consciences. Il faut agir maintenant, s’il n’est pas trop tard », avertit Raphael Young, le directeur créatif du projet, qui veut parvenir à réaliser des baskets 100 % recyclées et recyclables. « J’ai travaillé des années pour des maisons de luxe et je suis persuadé que l’on peut produire autrement », assure-t-il.

Autre exemple, la démarche de Miuccia Prada, qui s’interroge sur les méfaits pour la planète d’une consommation à outrance nourrie par la nécessité pour une griffe de produire et de vendre. « Je n'ai pas voulu faire de la mode, j'ai voulu créer un style, une collection de basiques qui resteront des incontournables pour longtemps, qui brisent le rythme effréné de la mode », a expliqué à la presse la directrice artistique de la maison milanaise, à la fin de son défilé.

Ces « basiques », on les a en fait retrouvés sur la plupart des podiums, où la tendance était nettement au minimalisme. Des pièces toutes simples, interchangeables, proposées dans des matières naturelles, sans trop d’ornements. Des tailleurs-pantalons classiques et passe-partout aux tricots fins en maille en passant par des jupettes ou des robes d’été en coton ou au crochet. Comme pour mieux souligner la nécessité d’un retour à l’essentiel.

Cette tendance ne va pas à l’encontre bien sûr de la créativité. Les couturiers milanais ont une fois de plus prouvé cette semaine leur inégalable savoir-faire à travers la qualité de leur offre. Mais un nouvel état d’esprit "low profile" semble s’installer avec des collections privées de tout excès inutile. S’inscrivent probablement dans le même filon les innombrables silhouettes monochromes qui se sont succédé sur les podiums, qui plus est dans de discrètes teintes pastel.


Prada, printemps-été 2020 - © PixelFormula

 
Pour la pionnière Daniela Gregis, qui a fait du recyclage son credo depuis 1997, ce revirement sonne comme une revanche. La créatrice lombarde, qui défile à la Fashion Week milanaise depuis plus de 15 ans avec des collections entièrement faites à la main en Italie, en optimisant au maximum les ressources, ne doit pas être mécontente de voir la relève assurée.

Ils sont de plus en plus nombreux parmi les jeunes créateurs défilant à Milan à s’inscrire dans ce mouvement, comme le Romain Tiziano Guardini, qui réalise des collections totalement éco-durables grâce à un travail de fond mené avec des fournisseurs-partenaires. Ou encore comme Stella Jean, qui s’applique à protéger et promouvoir les savoir-faire locaux et ancestraux, comme dans sa dernière collection où elle a mis en avant le travail de brodeuses vivant à la frontière afghano-pakistanaise.

Le thème de la durabilité, qui était jusqu’ici inaudible ou réduit le plus souvent à des opérations de communication, a pris avec cette Fashion Week milanaise une nouvelle dimension. Depuis trois ans, la Chambre de la mode italienne (CNMI) a braqué les projecteurs sur la nécessité de promouvoir une mode durable. Elle a lancé, en particulier, les Green Carpet Fashion Awards, sortes d’Oscars de la mode écologique, dont la troisième édition a clôturé la Semaine de la mode dimanche soir, à la Scala, avec de nombreuses célébrités, dont Sophia Loren, Valentino Garavani et Lou Doillon.
 
« Le développement durable a été l’un des thèmes forts de cette Semaine. Nous avons vu chez les jeunes, en particulier, une grande attention et disponibilité à aborder cette question de front », constate le président de la Camera della Moda, Carlo Capasa. « De notre côté, nous nous efforçons d’offrir une semaine toujours plus durable, en utilisant pour nos événements du matériel recyclé et en diminuant l’utilisation d’énergie. La saison prochaine, nous allons nous attaquer au problème de la mobilité, qu’il faut absolument améliorer durant cette manifestation », nous confie-t-il. Une préoccupation qu'ont aussi les autres organisateurs de Fashion Weeks, à l'image de Paris qui a annoncé la semaine dernière vouloir éliminer les plastiques à usage unique et faire appel uniquement à des véhicules électriques dès 2020.
 
Une Semaine engagée, mais pas moins glamour pour autant. Les moments excitants et mondains n’ont pas manqué d’électriser le marathon milanais, en effet, avec en point d’orgue l’apparition de Jennifer Lopez chez Versace. Elle était habillée en vert, revêtue de sa légendaire robe « Jungle ». Un thème très couru cette semaine, du luxuriant décor végétal avec palmiers, cocotiers et lianes chez Dolce & Gabbana à la jungle en carton et plastique recyclés de Marni… Jolie parabole pour résumer la mode pleine de contradictions d’aujourd’hui.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
© 2019 FashionNetwork.com