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Alexander Mattschull, PDG de Takko : "Notre entrée sur le marché français est un succès"

Traduit par
Paul Kaplan
Publié le
today 21 juin 2019
Temps de lecture
access_time 6 minutes
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Le 1er février dernier, Alexander Mattschull a succédé à son père Arnold à la tête de Takko Fashion. L'homme d'affaires allemand connaît comme sa poche l'entreprise de mode à bas prix au réseau gargantuesque de 2 000 magasins. Et il compte bien faire encore grimper ce chiffre en dépit de légères pertes enregistrées lors de l'exercice 2018/19, clos en janvier dernier. Depuis le début du nouvel exercice, l'enseigne basée en Westphalie a ouvert plus de 100 magasins en Allemagne, en France, en Suisse, en Roumanie et en République tchèque. FashionNetwork.com a rencontré Alexander Mattschull pour aborder avec lui les défis actuels du marché de la mode, l'expansion européenne de son enseigne et les normes sociales qui s'appliquent dans les pays producteurs.

 

Le PDG Alexander Mattschull.  Takko Fashion

FNW : Takko semble avoir assez bien fait face aux difficultés de l'été 2018 et à la pression générale du marché. Vous vous agrandissez en déployant votre propre réseau de distribution comme peu de groupes européens. Quel est votre secret ? 

AM : Les clients apprécient notre concept : une mode attrayante combinée à un très bon rapport qualité-prix. Nous avons nos propres stylistes, qui voyagent beaucoup dans les métropoles de mode, suivent les tendances et les restituent pour la clientèle de Takko. Autre grand avantage : la densité de notre réseau de filiales. Nous sommes présents là où sont nos clients.

FNW : Pour votre père, alors PDG du groupe, la France, où Takko Fashion a fait son entrée en février 2018, est un marché en pleine croissance. Les succursales françaises auraient connu un démarrage supérieur à la moyenne. Une trentaine d'autres magasins devraient suivre. Où allez-vous les installer ?

AM : L'entrée sur le marché français est un succès : nous comptons actuellement 18 magasins en France. Nos succursales fonctionnent très bien, nous prévoyons donc de nouvelles ouvertures dans la région parisienne et à proximité des frontières avec nos marchés existants, comme la Belgique, l’Allemagne et la Suisse. 

FNW : Est-il facile de s'implanter en tant que discounter textile allemand dans un pays de mode comme la France ? Adaptez-vous le design en conséquence ou proposez-vous exactement les mêmes produits que sur le marché allemand ?

AM : Chaque pays et surtout chaque client a ses propres goûts. Mais avec notre collection, identique au niveau européen, nous sommes en mesure de répondre très précisément aux souhaits de nos clients, ainsi qu'au goût très aiguisé de nos clients français.

FNW : Quels sont, selon vous, les défis particuliers qui se présentent sur le marché français ? 

AM : Évidemment, le plus important, c'est d'offrir au client un assortiment de produits qui éveille son envie. Mais quand on est une enseigne de mode, il y a aussi des problématiques pus générales, que nous rencontrons dans tous les pays, comme la recherche d'emplacements appropriés pour nos magasins — la géographie du commerce de détail est différente dans chaque pays — et des questions très pratiques comme les permis de construire, les transformations de chaînes de magasins etc. ; en d'autres termes, toutes les étapes conduisant à l'ouverture d'une filiale. Pour nous, l'entrée sur un nouveau marché signifie toujours la mise en place de structures entièrement nouvelles. Et puis nous devons évidemment faire face à la concurrence locale. Nous ne pouvons effectuer l'ensemble de ces tâches qu'en équipe, et diriger nos activités tantôt depuis notre bureau en France, tantôt depuis notre siège social à Telgte (dans le nord-ouest de l'Allemagne, ndlr).

FNW : Vous avez ouvert une succursale à Strasbourg. Voudriez-vous en faire une sorte de siège social français ?

AM : D'expérience, nous savons qu'il est important d'avoir son propre siège administratif dans chaque pays où nous avons des magasins. En plus de la mise en œuvre des réglementations légales spécifiques à chaque pays, un siège local peut également assurer un meilleur contact avec nos magasins, et pas seulement en raison de la langue.


Le siège social de Takko à Telgte - Takko Fashion


FNW :  En dehors de la France, sur quels marchés étrangers concentrez-vous vos efforts ? 

AM : Pour l'instant, nous voyons un grand potentiel de croissance sur nos marchés existants.Prenons l'exemple de la France : un pays plus grand que l'Allemagne, qui nous offre encore de nombreuses possibilités de développement, et donc de nombreuses options pour d'autres magasins. Nous sommes aussi constamment à la recherche de nouvelles opportunités d'expansion dans chacun de nos seize autres marchés. Mais nous ne voulons pas fermer les yeux sur les opportunités qui pourraient s'offrir à nous, et nous examinons constamment de nouveaux marchés étrangers.

FNW : Depuis plus d'une décennie, vous êtes également responsable des produits, de l'approvisionnement, de la qualité, de la planification et du budget, et vous avez piloté les bureaux étrangers de l'entreprise en Inde, en Chine et au Bangladesh. Ces pays, particulièrement importants pour la production textile, ont fait les gros titres à plusieurs reprises, notamment après l'effondrement du Rana Plaza en 2013. Comment avez-vous vécu la situation sur le terrain ces dernières années ? 

AM : Beaucoup de choses se sont passées depuis le Rana Plaza. L'établissement de l'Accord sur la sécurité-incendie et la sécurité des bâtiments au Bangladesh, et de l'Accord de transition qui lui a succédé, documents que nous avons signés, ont permis de mettre en œuvre d'importantes mesures de sécurité. D'une manière générale, je pense que la sensibilisation aux questions de sécurité au travail et de normes sociales s'est considérablement accrue.

FNW : Quelles mesures Takko Fashion a-t-elle prises ces dernières années pour améliorer les conditions dans les usines de ses fournisseurs ?

AM : Ce n'est pas la catastrophe au Bangladesh qui nous a poussés à prendre des mesures. Takko Fashion s'engage depuis de nombreuses années à améliorer les conditions de travail sur ses sites de production. Dès 2007, nous avons mis en place un code de conduite pour les fournisseurs et les fabricants afin d'améliorer les conditions dans les usines, de manière fiable et sur le long terme. Que ce soit avec nos propres équipes d'audit ou avec des partenaires externes indépendants, nous vérifions régulièrement le respect de nos normes sur place depuis cette époque. Pour regrouper nos forces de manière significative et efficace, il faut coopérer, et nouer des alliances avec d'autres acteurs du secteur.

FNW : Depuis 2011, vous travaillez en collaboration avec la Fair Wear Foundation, association œuvrant à l'amélioration des conditions de travail dans les unités de confection de vêtements...

AM : Oui, ensemble, nous nous engageons à améliorer les conditions de travail au sein de nos sites de production. Et nous sommes membres de l'Alliance pour des textiles durables, tout en participant à divers groupes de travail qui ont une influence directe et indirecte sur les conditions de travail dans les usines de confection. Depuis 2018, nous sommes membres de la BCI — une association de fabricants, de producteurs de coton, d'ONG et de marques — dans le but commun d'établir une culture du coton plus écoresponsable.

FNW : En tant que discounter, comment vous différenciez-vous de vos concurrents directs ? 

AM : Le client d'abord, c'est notre valeur la plus importante. Il s'agit de se concentrer sur ses souhaits. Le marché de l'habillement subit actuellement une mutation majeure. L'année 2018 a été particulièrement difficile pour le secteur en raison du long hiver et de la chaleur inhabituelle cet été. L'emplacement de nos magasins dans les centres commerciaux spécialisés, et donc à proximité immédiate des fournisseurs de produits de première nécessité, est un grand avantage. Grâce à notre approche omnicanale, nous sommes toujours accessibles, partout dans le monde. En tant qu'enseigne verticale, nous sommes également en mesure de faire face aux tendances à court terme du marché.

FNW : Quels sont vos prochains challenges ? 

AM : De mon point de vue, il est essentiel pour une entreprise prospère de se remettre constamment en question, de s'interroger sur ses méthodes de travail et de rechercher de nouvelles opportunités. Ce que nous faisons et comment nous le faisons contribue-t-il au succès à long terme de l'entreprise ? Le passage au numérique présente sans aucun doute de nombreuses opportunités, en permettant de renforcer les contacts avec la clientèle, et de rendre les processus plus efficaces en interne.

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