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17 juil. 2009
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Dubaï, nouvel eldorado pour Who’s Next et Première Classe ?

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17 juil. 2009

Fort de leur expérience et de leur succès en France, les salons Who’s Next et Première Classe feront leur premiers pas au Moyen-Orient du 11 au 13 octobre 2009. Un nouveau challenge pour WSN Développement, alors que Dubaï subit elle aussi les effets de la crise.

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Affiche Who’s Next et Première Classe à Dubaï

Émirats Arabes Unis, pays du Golfe (Arabie Saoudite, Koweït, Qatar, Oman, Barheïn), Jordanie, Syrie, Liban, Libye, Égypte, mais aussi Maghreb, Iran, Turquie, Kurdistan, Pakistan, Russie, Inde, voire Europe de l’Est... La première édition de Who’s Next et Première Classe qui se tiendra à Dubaï en octobre prochain compte bien répondre à une demande grandissante.

« Dubaï est l’endroit idéal pour développer la mode au Moyen-Orient, explique Boris Provost, directeur du salon. Sur place, la distribution est en pleine évolution et entre le luxe et les grandes chaînes, il y a une place à prendre. Bien sûr, il y a les grands groupes de luxe, mais de plus de plus d’indépendants et de concept-stores ouvrent leur porte ».

Sur place, Who’s Next compte donc exporter son savoir-faire et offrir une plate-forme professionnelle de rencontres. Installé dans le centre de Dubaï au DICEC (Dubaï International Convention and Exhibition Center) sur 12 000 mètres carrés bruts de surface, l’organisateur attend 250 marques pour cette première édition et plus de 5 000 visiteurs professionnels. Parmi les exposants, une centaine de Français mais aussi des Italiens, des Espagnols ou encore des Brésiliens. Leur secteur ? Principalement l’accessoire et le prêt-à-porter créateur ou de ville (environ une centaine d’exposants chacun) et l’urbain (une cinquantaine).

Pour l’instant, une soixantaine de marques (mode et accessoire) ont déjà confirmé leur présence. Parmi celles-ci : Little Marcel, Old River, Osklen, Philippe Roucou, Repetto, Touch Luxe, Vanessa Tugendhaft Joaillerie, Gerry St.Tropez, Jezekel, Quelle Peste !, ...

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Vue de Dubaï

Reste à savoir si les affaires seront au rendez-vous. « La seule réponse face à la crise, c'est une mobilisation renforcée sur nos marchés, et ceux qui peuvent constituer des relais de croissance, comme les pays du Golfe ou la Chine, qui souffrent moins ou pratiquement pas de la récession », affirme de son côté le Comité Colbert, qui regroupe des marques de luxe françaises.

Mais à Dubaï, les faits sont là. Actuellement, sur place, les ventes de produits de luxe ont plongé d’environ 45 % depuis le début de la crise, affectées par une forte baisse de la consommation locale comme étrangère, selon le sommet du luxe organisé par Reuters en juin 2009.

« Tous les secteurs sont touchés, mais le luxe plus particulièrement », souligne Tony Jashanmal, directeur du groupe de distribution Jashanmal Group of Companies. Et ce dernier sait de quoi il parle, puisque son groupe, fondé en 1919 et qui vend aussi bien des livres que des produits pour la maison, détient également des licences pour vendre des marques de luxe comme Louis Vuitton, Calvin Klein ou Burberry.

« Dubaï compte plus de boutiques de marques que de nombreuses capitales d’Europe occidentale, poursuit le dirigeant. Et nombre de ces marques ont vu leurs ventes chuter d’environ 20 %, tandis que les noms les moins connus ont accusé des baisses plus importantes ».

Toujours selon lui, les ventes dans l’ensemble de la région du Golfe auraient baissé de 15 % à 20 %, alors que la distribution compte pour environ un tiers du produit intérieur brut de l’émirat.

Néanmoins, le flaire de WSN Développement qui va présenter des marques moyen et haut de gamme, est de venir défricher un marché peu développé et ainsi d'offrir une alternative aux consommateurs dubaïotes et aux étrangers qui se rendront sur le salon (82 % des habitants de Dubaï sont d'ailleurs étrangers). Who's Next et Première Classe pourraient ainsi faire un vrai pied de nez à la crise.

Autre point positif : alors que les ventes ont déjà atteint leur niveau le plus bas, les experts anticipent déjà une reprise plus rapide de la consommation locale à Dubaï. Sans compter que la ville, de par sa position exceptionnelle, demeure une plaque tournante essentielle du commerce mondial.

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