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20 déc. 2021
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En 2021, la mode de seconde main a aimanté les investisseurs

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20 déc. 2021

Après une année 2020 grevée par la crise sanitaire, 2021 a connu un rythme soutenu de levées de fonds, dont les bénéficiaires mettent en lumière les grands enjeux des commerces de mode, du luxe et de la beauté. Dans ce nouvel article d'une série abordant ces tours de table secteur par secteur (tech, mode, sport…), FashionNetwork.com se concentre sur les opérations intervenues dans l'univers de la seconde main et plus largement de la RSE appliquée à l’univers de l’habillement.


Vinted


En France, le nombre de vendeurs de seconde main en ligne a doublé en trois ans, tandis qu’aux États-Unis pas moins de 33 millions de personnes en ont achetée pour la première fois en 2020. En croissance depuis plusieurs années, le marché mondial du vêtement d’occasion suscite assurément l’intérêt des investisseurs.

Les grands noms du secteur ont tous opéré des levées de fonds cette année, à commencer par le géant Vinted, qui a sécurisé en mai un investissement de 250 millions d’euros pour financer son expansion sur de nouveaux marchés. Une opération menée par EQT Growth, avec l'appui d'investisseurs historiques comme Accel, Burda Principal Investments, Insight Partners, Lightspeed Venture Partners et Sprints Capital.

Vestiaire Collective a passé le cap du milliard de dollars de valorisation



En mars dernier, c’est le site français Vestiaire Collective qui annonçait l’entrée à son capital du groupe de luxe Kering et du fond Tiger Global Management, pour un montant de 178 millions d’euros. Pour cette nouvelle "licorne" tricolore, valorisée à plus d’un milliard de dollars, l’objectif est de se renforcer en Europe mais aussi d’accélérer dans les régions Asie-Pacifique et aux États-Unis.

Outre-Atlantique, la plateforme de revente entre particuliers ThredUp est quant à elle entrée en Bourse avec l’objectif de réunir 168 millions de dollars; tandis que le site Trove a finalisé une levée de fonds de 77,5 millions de dollars auprès de G2 Venture Partners pour se frotter au continent européen.


Everide


Les jeunes pousses bénéficient aussi de l’essor du marché et de l’intérêt des investisseurs. En France, sur des segments de marché précis, deux start-up ont levé des fonds en 2021: tout d’abord le spécialiste de la revente d’articles pour enfants Beebs à hauteur de 3 millions d’euros (auprès d’ISAI et de Citizen Capital), puis la plateforme de seconde main outdoor Everide, pour un montant de 1,2 million d’euros (attirant des business angels et la BPI).

Patatam monte en puissance



D’autre part, de nombreuses entreprises proposant une solution B2B aux marques traditionnelles afin qu’elles s’ouvrent à la seconde main, en ligne ou en magasin, ont également renforcé leur capital en 2021. Dans l’Hexagone, le précurseur Patatam, qui alimente en vêtements d’occasion plus de 300 corners installés chez des enseignes et en supermarché, a levé 7 millions d’euros. L’entrée de trois fonds européens, Quadia, Creas et Colam Impact, doit permettre à l’entreprise de renforcer sa chaîne d’approvisionnement.

Faume, solution en marque blanche pour les griffes de mode se lançant dans l’occasion (notamment Sandro récemment), a quant à elle levé 2 millions d’euros grâce à Digital Venture (BpiFrance), Kima Ventures et des business angels. La jeune société lancée en 2020 entend renforcer ses équipes et se déployer à l’international. L’acteur américain Reflaunt, qui propose le même type de service aux marques, a également séduit des investisseurs, dont le fonds MadaLuxe Group et le fondateur de Ganni Micolai Reffstrup, et récolté 2,7 millions de dollars.


La plateforme de revente Reflaunt a levé 2,7millions de dollars - Instagram: Reflaunt Official


Ces acteurs de la seconde main s’inscrivent dans un mouvement plus large dont le but est de favoriser la circularité du secteur mode. En son sein, d’autre entreprises s’évertuent à œuvrer pour plus d’écoresponsabilité: on peut citer la solution tricolore Lizee, qui propose aux marques d'intégrer une offre de location dans leurs canaux de distribution, et a réalisé cette année un tour de table d’1,3 million d’euros.

Au chevet des marques pour les aider à mieux prédire leurs besoins et à se lancer dans la production à la demande, le français Tekyn a levé cette année 5,5 millions d'euros auprès de la société d'investissements Otium Capital, du fondateur de SmartBox Pierre-Edouard Stérin, et du fonds Tech & Touch de BPIFrance.

Enfin, dans le souci d’éclairer les consommateurs sur leurs choix mode, la start-up Clear Fashion a lancé une application qui a notamment convaincu le fonds Asterion Impact et BPI France d’investir au total 2,8 millions d’euros dans l’entreprise fondée en 2018 par Rym Trabelsi et Marguerite Dorangeon.

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