Ermenegildo Zegna : ventes et bénéfice net en baisse en 2016

Pour Ermenegildo Zegna, 2016 a été une année de consolidation marquée par le retour à la direction artistique d’Alessandro Sartori, qui avait lancé pour le groupe textile italien la ligne jeune Z Zegna avant de passer chez Berluti. Les deux premières collections signées par le designer présentées en janvier ont été bien accueillies, encourageant la maison de menswear de luxe à tabler sur un retour à la croissance pour 2017, grâce entre autres « à la nouvelle stratégie de marque, à sa réorganisation et à la reprise enregistrée en Chine et en Europe ».

Robert De Niro et McCaul Lombardi, les deux égéries de la campagne Zegna pour l'été 2017 - Ermenegildo Zegna

« Dans les premiers mois de 2017, nous avons enregistré une inversion de tendance positive », confirme dans un communiqué l’administrateur délégué du groupe, Gildo Zegna, qui prévoit pour cette année « une croissance à deux chiffres sur les marchés chinois, russe, européen, ainsi que dans le travel retail ».

En 2016 en revanche, les ventes d'Ermenegildo Zegna ont reculé de 7 % à taux de change constants, alors qu’elles avaient progressé de 4 % l’année précédente avec un chiffre d’affaires passant de 1,261 milliard d’euros en 2015 à 1,156 milliard un an plus tard.

L’an dernier, l’entreprise piémontaise a dégagé un bénéfice net de 20 millions d’euros contre 45 millions un an plus tôt, s'inscrivant en recul de 55,5 % (le recul avait été de 36,6 % en 2015), et un excédent brut d’exploitation (Ebitda) de 125 millions contre 146 millions en 2015 (-14,3 %), annonce-t-elle à l'occasion de la publication de ses résultats annuels.

Ces dernières années, Ermenegildo Zegna a notamment investi dans sa structure de production en Italie. Il a acquis en 2016 l’entreprise textile très haut de gamme Bonotto et annonce par ailleurs un renforcement de son management, en particulier dans les domaines du marketing, merchandising et développement du business.

Parallèlement à la mise en route d'un important programme omnicanal destiné à offrir à ses clients une expérience intégrée entre l’e-commerce et les réseaux de vente physique, la société veut mettre l’accent aussi sur « une offre slow ». Elle vient d’inaugurer à ce titre un « appartement-atelier » de plus de 100 m2 au cœur de Milan avec six tailleurs afin de proposer un service sur-mesure via aussi des tissus uniques permettant de réaliser « des costumes totalement exclusifs ».

L’export d’Ermenegildo Zegna représente toujours 90 % des ventes totales. L’Europe, la Russie, le Canada, le Mexique et Dubaï gagnent du terrain, même si la Chine continue à être son marché le plus important, suivie par les Etats-Unis.

Fin 2016, la griffe comptait une dizaine de points de vente en moins par rapport à l’année précédente, soit 513 magasins monomarques contre 523 en 2014, dont 287 en propre.

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