French Days : une troisième édition à partir du 26 avril

La période de promotion initiée l’an passé par six distributeurs physiques et en ligne revient pour une troisième session, avec cette fois des rabais prévus du 26 avril au 1er mai. Une démarche encore une fois ouverte à tous les commerces souhaitant la rejoindre.


Il s'agira de la troisième édition des French Days - Shutterstock

La Redoute, Showroomprivé, Boulanger, Cdiscount, Fnac Darty et RueDuCommerce avaient surpris l’an passé en annonçant seulement une semaine avant l’opération de rabais coordonnés du 27 avril au 1er mai. Surprise encore quand a été annoncée le 21 septembre une seconde édition de l’opération, tenue du 28 septembre au 1er octobre, deux mois avant le Black Friday, dont le rendez-vous s’inspire ouvertement. Des opérations auxquelles s’étaient notamment ralliées Groupe Beaumanoir (Cache Cache, Morgan, Bonobo…), Camaïeu, Kiabi, Sarenza, Monoprix, PriceMinister, BeautéPrivée, Beauty Success, Nocibé et Atlas for Men.

Les six distributeurs indiquent que l'opération avait permis d'enregistrer des « hausses d'activité significatives », avec des hausses de 15 à 50 % des volumes d'affaires selon les enseignes. Est par ailleurs mentionnée une hausse moyenne de plus de 20 % de la fréquentation dans les magasins, « constituant une bonne performance dans le contexte du marché actuel », précisent les instigateurs.

D'ailleurs, et c'est une nouveauté, ces six initiateurs mettent désormais en avant dans leur annonce leur poids économique. « En moyenne, chacun fait travailler plus de 690 entreprises françaises, toutes tailles confondues », indique le communiqué commun. Qui ne manque pas de préciser que les six sociétés représentent pour l’Hexagone quelque 32 000 emplois direct.

Pourquoi de telles précisions ? Outre un appel aux Français à venir soutenir les entreprises tricolores dans une période difficile pour la consommation, et en particulier dans l’habillement, difficile de ne pas y voir aussi une réponse aux très nombreux détracteurs du rendez-vous. Nombre de fédérations et de professionnels n’avaient en effet pas manqué de s’alarmer face à un nouveau rendez-vous de rabais, au printemps comme à la rentrée, à l’heure où nombre de marques et distributeurs désignent l’hégémonie de prix barrés comme principale source de l’égarement des consommateurs face aux prix.

Avec désormais 50 % des dépenses de mode se faisant en soldes ou promotions, le prix « ne veut plus rien dire » pour 80 % des consommateurs, qui sont 86 % à indiquer vouloir de la transparence sur ces prix, qu’il s’agisse du coût des matériaux, de la fabrication ou encore du transport, selon une étude dévoilée fin 2018 par l’Institut Français de la Mode (IFM). Un constat face auquel la Fédération Nationale de l’Habillement (FNH), via son nouveau président, a notamment mis sur la table la possibilité pour les commerçants indépendants de ne même plus prendre part aux soldes classiques.

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