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Heron Preston, Sankuanz et Fumito Ganryu lancent la Semaine de la mode

Publié le
today 16 janv. 2019
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Après l’ambiance d’aéroport parfumée de cannabis et le cortège de fans venus observer le travail du chouchou de Virgil Abloh, Heron Preston (voir notre article), l’ambiance changeait radicalement à l’arrivée à l’Hôtel d’Evreux et de la Salle des Tirages.


Défilé Fumito Ganryu


C'était l’adresse choisie par le créateur japonais Fumito Ganryu, designer passé par l’école de Comme des Garçons pendant 13 années, qui présentait pour la première fois à Paris sous son propre nom. 
 
Moins conceptuelle, plus portable que lors de la présentation en juin dernier de sa marque lors du Pitti Uomo de Florence, la nouvelle collection de Fumito Ganryu proposait sur un fond musical zen des premières silhouettes aux accents streetwear et monochromes, costumes structurés aux vestes hybrides tailleur-kimono, doudounes oversize et duffle-coats surdimensionnés déclinés dans les plus belles laines, « un vestiaire avant tout pensé pour les gens du 21e siècle, qui réponde à leurs besoins », expliquait le créateur.

Des accents rappelant inévitablement Comme des Garçons, le créateur s’amusant avec de nombreux jeux de superpositions, d’effets de manches, associant jupe longue pour hommes et vestes de costumes élégantes, et ornant ses baskets de quelques pompons. 


Sankuanz


Quelques mètres plus loin, dans l’une des salles de Sotheby’s, la maison de ventes aux enchères, le créateur chinois Shangguan Zhe, dont l’engouement autour de sa marque ne cesse de monter, invitait à découvrir sa dernière installation artistique avant son show.
 
Intitulée « 1501119.F », la performance présentait une dizaine de corps sous lumières rouges néon (suite d’une présentation faite dans son concept-store de Xianmen) et invitait à s’interroger sur les dangers de l’immortalité, du clonage et de la perfection des corps. La salle du défilé poursuivait l’expérience en plongeant le public sous une lumière rouge puis blanche.
 
Sur un rythme tambour battant, Shangguan Zhe ouvrait son défilé avec une première partie faisant défiler les hommes en vestes de costumes cuir ou vinyle, diamants aux oreilles et gants de fer, associées à de larges jambières ou pantalons aux coupes larges. Un esprit cow-boy-destroy, 70’s dans ses partis pris et dont les détails sportswear et techniques faisaient la transition parfaite avec la suite.
 
Des total looks denim aux zips oversize, des inspirations militaires chères au créateur, déclinant le camouflage en blousons, des combinaisons multipoches ou bardées de bandes réfléchissantes, des inspirations motard ou BMX, les silhouettes de Sankuanz la jouent sportswear décalé, la série de tenues inspirées des tenues de plongée militaire et associées aux sacs combinables signés en collaboration avec Herschel concluant le défilé.

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