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17 mars 2021
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Ile-de-France: quitte à confiner, Pécresse plaide pour le week-end

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AFP
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17 mars 2021

La présidente de l'Ile-de-France Valérie Pécresse a indiqué mercredi à Jean Castex et Olivier Véran qu'elle privilégierait un confinement le week-end à un confinement total, à condition d'avoir une "réelle accélération sur la vaccination", a déclaré son entourage à l'AFP.


La présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse à Cormeilles-en-Vexin (Val-d'Oise), le 30 septembre 2020 - AFP/Archives - ERIC PIERMONT


Contactée mercredi après-midi, Valérie Pécresse a dit au Premier ministre et au ministre de la Santé que "le confinement durant le week-end est certes pénible, mais moins que le confinement total", et demandé à l'exécutif de la "visibilité", a souligné un proche. Mais si telle décision était prise, et annoncée jeudi, elle a plaidé pour "des mesures d'accompagnement rigoureuses pour les commerçants" et "une accélération réelle de la vaccination", alors que l'Ile-de-France est "en-dessous de la moyenne nationale" sur ce plan, a-t-on ajouté de même source.

Auparavant, Valérie Pécresse avait "déploré" ne pas avoir été conviée au "déplacement à Poissy", dans les Yvelines, d'Emmanuel Macron. "J'attends que, par courtoisie républicaine, le président de la République convie la présidente de région, le président des maires, à une concertation très large" sur les nouvelles mesures envisagées en Ile-de-France, avait déclaré l'ancienne ministre ex-LR et potentielle candidate à l'Elysée, à des journalistes lors d'un déplacement dans l'Essonne.

Emmanuel Macron a visité mercredi après-midi le centre hospitalier de Poissy/Saint-Germain-en Laye (Yvelines) après un Conseil de défense sanitaire où ont été décidées des mesures supplémentaires, applicables dès ce week-end en Ile-de-France, qui seront annoncées jeudi. Le chef d'Etat s'est ensuite entretenu avec des maires de plusieurs régions, à la mairie de Poissy, autour de Karl Olive (DVD).

A l'issue de cette réunion par visio, ce dernier a rapporté à des journalistes, dont l'AFP, que Emmanuel Macron a insisté sur le fait que "ça va taper dur jusqu'à mi-avril", échéance à laquelle l'exécutif vise toujours avoir vacciné 10 millions de Français.

La maire de Paris, autre potentielle candidate à la présidentielle, Anne Hidalgo, a évoqué depuis Douai (Nord), où elle lançait une plateforme de réflexion, le report à jeudi d'une réunion initialement prévue mardi "avec le préfet de police, préfet de région ARS (agence régionale de santé)". "A ce stade, je n'ai eu aucun appel ni même aucune information", a-t-elle ajouté.

L'édile socialiste a plaidé pour une "mise en oeuvre" de la politique de santé "différenciée", qui ne "peut pas se faire sans une confiance et un dialogue" entre le préfet, les maires et les élus locaux. "Cette confiance-là, elle n'est pas aujourd'hui suffisamment travaillée", a-t-elle regretté.

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