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Inditex : une croissance contenue en Europe

Traduit par
Clémentine Martin
Publié le
today 9 avr. 2019
Temps de lecture
access_time 3 minutes
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Quelles sont les limites du potentiel de croissance d’un géant comme Inditex ? A la suite d'une hausse de son chiffre d’affaires de seulement 3 % lors du dernier exercice malgré un record historique de 26,145 milliards d’euros, la question de la pérennité de ce modèle se pose. En Espagne, le chiffre d’affaires de l’entreprise basée en Galice a crû de 3 %, pour atteindre 4,557 milliards d’euros. Alors certes, Inditex vend toujours plus ; mais le groupe enchaîne un quatrième exercice consécutif de ralentissement de sa croissance dans son pays d’origine.


Pablo Isla lors d’une conférence de presse au siège du groupe - Inditex


« Nous avons encore du potentiel de croissance », assurait le président du groupe Pablo Isla pendant la présentation des résultats annuels d’Inditex au siège du groupe, à Arteixo (La Corogne). « L’entreprise n’a jamais été aussi dynamique d’un point de vue commercial ». Mais l’empire fondé par Amancio Ortega a clôturé l’exercice 2018 avec la croissance la plus faible de son histoire : un timide 3 %. Les marges brutes se maintiennent cependant à 14,816 milliards d’euros, soit 56,7 % des ventes totales et une hausse de quatre dixièmes. Avec + 4%, les ventes comparables sont encourageantes aussi bien en ligne qu’en boutiques physiques, et ce sur tous les marchés et tous les canaux.

Les dernières données publiées à la CNMV (Commission Nationale du Marché des Valeurs) espagnole confirment le ralentissement de la croissance d’Inditex sur son marché intérieur, comme tous les ans depuis 2015. En 2018, l’entreprise a enregistré une croissance de 3 % en Espagne, à 4,557 milliards d’euros. En 2017, la société affichait une hausse de 4 % et les ventes avaient augmenté de 6,2 % en 2016. Mais c’est 2015 qui a vraiment marqué les esprits avec une croissance de 8 % et des ventes dépassant pour la première fois les 4 milliards d’euros. Tout comme le soulignait Pablo Isla lors de sa conférence de presse, les ventes de l’entreprise sur son marché intérieur ont déjà augmenté de plus de 1 milliard d’euros depuis 2014.

Au niveau international, Inditex a réussi à assurer une croissance de 3,1 %, à 21,588 milliards d’euros, dont 9,948 milliards d’euros en provenance de l’Union européenne. Les 11,640 milliards d’euros restants viennent du reste du monde. L’Europe représente toujours le gros du chiffre d’affaires du groupe avec 45,1 %, suivie de l’Asie (23,2 %), l’Espagne (16,2 %) et l’Amérique (15,5 %).


Évolution des ventes du groupe depuis 2013 - Inditex


Les analystes sont pessimistes malgré la croissance du chiffre d’affaires

« 2018 a été une année cruciale à tous les niveaux dans le processus de transformation de l’entreprise », assurait son président. « Grâce à tous ces efforts, nous avons pu en même temps enregistrer de bons comptes de résultats », ajoutait-il. Mais les effets de change n’ont pas épargné l’entreprise, qui a perdu 4,5 % en Bourse le jour de la présentation. Et si elle a repris des couleurs en moins d’une semaine avec une capitalisation à 82,871 milliards d’euros, les analystes restent prudents quant aux perspectives du modèle. Inditex reste toutefois l’entreprise espagnole la mieux cotée en Bourse.

Ce pessimisme est partagé par tous les cabinets d’audit, dans un contexte où les investisseurs cherchent avant tout des dividendes et de la croissance. L’agence américaine Morgan Stanley est celle qui dépeint le tableau le plus sombre : elle considère qu’Inditex ne doit déjà plus être considérée comme une entreprise à fort potentiel de croissance. De son côté, Crédit Suisse a informé d’un risque de réduction des marges, tandis que Berenberg estimait que les perspectives d’Inditex allaient empirer. L’entreprise espagnole a contre-attaqué avec une nouvelle politique de dividendes, prouvant ainsi « la solidité de ses résultats et la trésorerie qui en résulte ». Le payout ordinaire est ainsi passé de 50 à 60 % des bénéfices, avec un dividende extraordinaire d’un euro par action à distribuer lors des exercices 2018, 2019 et 2020, ce qui représente une augmentation du dividende de 17 %.

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