×
145
Fashion Jobs
FASHION & LUXURY SELECTION
Operational Product Manager
CDI · BRUXELLES
CONFIDENTIEL
Marketing Manager on et Off Line
CDI · WATERLOO
SB RECRUITMENT & SERVICES
Gérant(e) - Retail - Textile & Non Alimentaire - Jodoigne
CDI · JODOIGNE
ETREAC AGENCY
Planning Officer
CDI · NAMUR
SB RECRUITMENT & SERVICES
Responsable Showroom / Assistant(e) Commerciale – Fashion Wholesale - Benelux (Bruxelles)
CDI · BRUXELLES
PROJECT DISTRIBUTION
Responsable E-Commerce /Digital Marketing
CDI · BRUXELLES
SB RECRUITMENT & SERVICES
Gérant(e) - Retail - Textile & Non Alimentaire - Erquelinnes
CDI · ERQUELINNES
COURIR
New Market HR Officer - Paris - CDI - f/h
CDI · PARIS
SANDRO
Human Resources Coordinator (Netherlands & Belgium) M/W H/F
CDI · BELGIUM AND NETHERLANDS
KIPLING
Manager, PR &Amp; Social - Kipling
CDI · ANVERS
FASHION & LUXURY SELECTION
District Manager - Belgique
CDI · BRUXELLES
FASHION & LUXURY SELECTION
Operational Product Manager
CDI · BRUXELLES
KIPLING
Digital Strategic Account Specialist Kipling Emea - Temporary Contract 6 Months
CDI · ANVERS
SB RECRUITMENT & SERVICES
Responsable Administratif & Financier – Retail Ameublement – Bruxelles
CDI · BRUXELLES
SB RECRUITMENT & SERVICES
Category Manager/Acheteur – Retail – Charleroi
CDI · CHARLEROI
CALZEDONIA
District Manager Calzedonia Luxembourg
CDI · BRUXELLES
MAISONS DU MONDE
Visuel Principal - Mons (H/F)
CDI · MONS
PURE DIFFUSION BVBA
Account Manager
CDI · ANTWERPEN
HOLLISTER CO
Assistant Manager (Manager in Training) - Hollister co. Waasland - Full Time
CDD · SAINT-NICOLAS
FASHION & LUXURY SELECTION
Sales Advisor (nl/fr/Eng)
CDI · BRUSSEL
PIMKIE
Winkelverantwoordelijk(e) Sint-Niklaas m/v
CDI · SAINT-NICOLAS
COURIR
Vendeuse/Vendeur - Charleroi - CDI - 38h - f/h
CDI · CHARLEROI
Publicités

JW Anderson : l'éphémère et le regard au coeur du défilé

Traduit par
Paul Kaplan
Publié le
today 16 sept. 2019
Temps de lecture
access_time 3 minutes
Partager
Télécharger
Télécharger l'article
Imprimer
Cliquer ici pour imprimer
Taille du texte
aA+ aA-

Au bout du compte, un défilé de mode, c'est n'est qu'une sélection de vêtements et d'accessoires. Mais entre les mains des créateurs les plus talentueux, ces présentations incontournables peuvent également prendre la forme de véritables déclarations sur les coutumes et les obsessions esthétiques de l'époque. Et c'était le cas pour le défilé offert lundi midi par la maison londonienne JW Anderson.


JW Anderson - Printemps-Été 2020 - Londres


La collection était une énième relecture des meilleures idées de son directeur artistique, Jonathan Anderson : ses robes fluides, ses tailleurs originaux, ses espadrilles décalées et ses sacs artisanaux pleins d'étrangeté.

Coupées dans des tissus argentés, écrus, tachetés ou encore lamés dorés, les robes dessinées par Jonathan Anderson pour le printemps 2020 étaient souvent asymétriques, bordées d'ourlets mouchoir. L'attention du spectateur était focalisée sur la poitrine : les seins étaient régulièrement sertis de structures perlées, comme des bijoux portés en armure. "L'idée est venue de marguerites que nous avons trouvées dans des numéros du Harper's Bazaar des années 1960", expliquait le jeune créateur.

Le reste de la collection était peuplé de vestes et de manteaux élégants, plutôt volumineux, garnis de revers de smoking, portés avec des pantalons amples aux allures de sarouels, qui se fondaient presque dans des espadrilles entourées de raphia.
 
"Les pièces tailleur sont complètement exagérées, un peu à la manière d'une robe Marie-Antoinette. Puis on interrompt d'un coup le volume. On l'augmente, puis on revient à la normale", commentait Jonathan Anderson, à grand renfort de gestes pour illustrer son propos.

Deux manteaux masculins à double boutonnage, sensationnels — l'un en drap noir et l'autre argenté — avec d'imposantes manches kimono, complétaient la collection.

Le créateur, originaire d'Irlande du Nord, a de nouveau investi son emplacement préféré à Londres, un petit entrepôt militaire près de Russell Square. Près de 300 invités entassés, comme des sardines, en quatre rangées serrées. Car JW Anderson reste peut-être le défilé le plus couru du calendrier londonien, et à juste titre.

La pièce centrale du défilé était une oeuvre de l'artiste canadienne Liz Magor, qui a joué avec l'idée de l'éphémère — de vieilles poupées, de la corde, des jouets ou des reliquaires entreposés dans des dizaines de boîtes transparentes. 

"Le propos de cette oeuvre s'articule autour de l'expérience du regard. Comment nous percevons les choses, comme la texture et les bijoux par exemple. L'annulation du bruit, la mise au point sur la silhouette. Contempler ces objets de nostalgie, sentiment évidemment important, et pourtant dangereux. Chercher l'importance de la mode dans l'action du regard", poursuivait le volubile créateur.

Au premier rang, Sidney Toledano, le grand patron de Jonathan Anderson, avait un double rendez-vous. Le PDG du LVMH Fashion Group était assis entre Anna Wintour et Teruyo Yanai, l'épouse du propriétaire d'Uniqlo — où son poulain a orchestré plusieurs collaborations très appréciées. Anna Wintour portait d'ailleurs l'une de ses nombreuses robes en soie, tandis que Teruyo Yanai était sanglée dans une veste de motard portée sur une marinière.

"Super collection, non ?" s'est exclamé Sidney Toledano, qui est devenu grand-père cet été. On ne saurait le contredire.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
© 2020 FashionNetwork.com