×
187
Fashion Jobs
keyboard_arrow_left
keyboard_arrow_right

La France, championne de la rémunération des influenceurs ?

Publié le
today 15 avr. 2019
Temps de lecture
access_time 3 minutes
Partager
Télécharger
Télécharger l'article
Imprimer
Cliquer ici pour imprimer
Taille du texte
aA+ aA-

Dans le cadre de leurs campagnes d’influence, les spécialistes internationaux du marketing seraient prêts à débourser 39 570 euros pour recourir à de grands influenceurs, contre 31 650 euros pour une opération employant des influenceurs d'audience intermédiaire. Un montant finalement peu éloigné des 30 130 euros qu’ils sont prêts à investir dans les fameux micro-influenceurs. Ces chiffres ressortent d’une étude internationale menée par Rakuten Marketing et le spécialiste de l’audience Viga auprès de 700 responsables marketing de tous secteurs et officiant dans des entreprises de 50 à 50 000 salariés. Parmi ses enseignements, il ressort que la France paie ses influenceurs au-dessus de la moyenne mondiale.


Les marketeurs internationaux sont désormais 37 % à rémunérer les influenceurs en fonction de l’engagement - Shutterstock


L’étude, dans laquelle 59 % des professionnels indiquent avoir augmenté leurs budgets d'influence au-delà de ce qu’ils avaient prévu, éclaire notamment sur les modes de rémunération des influenceurs. Dans le monde, 49 % des marketeurs ont recours aux produits et services offerts, et 50 % emploient des tarifs forfaitaires pour la création de contenus sponsorisés. Surtout, ils sont désormais 37 % à rémunérer les influenceurs en fonction de l’engagement créé par les contenus sponsorisés, et 18 % à le faire sur la base du nombre de ventes générées par les publications.

Car les influenceurs sont de plus en plus évalués sur leurs résultats effectifs. Les marketeurs sont désormais 59 % à étudier les engagements et abonnements déclenchés (le reach, ndlr). Une donnée qui pèse donc plus que l'audience des influenceurs (qui intéresse 53 % du panel), les ventes générées (44 %) et le trafic amené sur le portail (40 %).

La notion de retour sur investissement devient en effet de plus en plus centrale pour les marketeurs internationaux qui souhaitent mieux connaître l’impact réel des influenceurs. Quelque 38 % seraient prêts à investir davantage dans ces derniers s’ils pouvaient jauger leur impact final sur les parcours d’achats. Et 33 % doperaient leurs budgets si les influenceurs avaient des objectifs d’engagement et de croissance définis à l'avance. Une rémunération aux résultats qui fait débat de longue date dans ce pourtant jeune domaine professionnel.

Les plus gros budgets sont français

L’enquête internationale permet au passage de faire ressortir quelques spécificités françaises quant au rapport entre marketeurs et influenceurs. Et notamment en ce qui concerne les budgets, supérieurs à ceux précédemment évoqués : les marketeurs tricolores sont prêts à débourser 46 000 euros pour une campagne avec de grands influenceurs, 40 000 euros pour une campagne recourant à des influenceurs intermédiaires, et 35 000 euros pour des micro-influenceurs. 


C'est en France que les marketeurs investiraient le plus dans les campagnes d'influence - Shutterstock


« La France est de loin le pays dans le monde qui rémunère le mieux ses influenceurs pour des campagnes », conclut Rakuten Marketing, qui relève que, paradoxalement, il y a davantage de marketeurs ne comprenant pas la rémunération des influenceurs en France (25 % du panel tricolore) que dans le monde (15 % du panel mondial). Une incompréhension répandue qui n’empêche pas, en moyenne, 45 % des budgets marketing d’être dédiés aux influenceurs, et plus encore dans le secteur de la beauté (52 %) et de la haute couture (50 %).

Mais, là encore, les marketeurs deviennent plus exigeants dans leurs attentes. Ainsi, 35% des marketeurs français investiraient plus dans l’influence s’ils avaient davantage de contrôle sur la créativité des posts. Et 35% investiraient plus massivement si la rémunération se faisait en fonction des ventes générées. Des ventes générées que les marketeurs français scrutent par ailleurs plus largement (47 %) que l’ensemble des marketeurs internationaux (44 %).

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
© 2019 FashionNetwork.com