Le style salle d’embarquement d’Alexa Chung

Le premier grand début de cette saison londonienne était celui d’Alex Chung, la It Girl, animatrice télé et mannequin, qui faisait défiler en bonne et due forme sa marque éponyme à Bloomsbury, un samedi matin ensoleillé.


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Alexachung - Spring-Summer2019 - Womenswear - Londres - © PixelFormula

Il faut ajouter à la liste de rôles endossés par Alexa Chung celui de personnage dans un film satirique, puisque le fameux comique britannique Steve Coogan s’est pointé au défilé avec une équipe de cameramen à sa remorque. Il a affirmé être en train de filmer un film parodique sur les guerres de rues commerçantes, intitulé Greed (« Avidité »).

« Je suis là pour signer un contrat avec Alexa – qui est une amie à moi – pour créer une collection capsule pour notre chaîne en plein essor, Monda », a expliqué Steve Coogan, dans son rôle d’industriel de la mode, juste avant que les premiers mannequins n’apparaissent sur le podium… ou plutôt dans ce salon business de style rétro.

Intitulée « Arrivals Departures » (Arrivées Départs), cette collection printemps-été 2019 était inspirée par l’idée de femmes atterrissant dans « des destinations incongrues, du genre Inverness-Tokyo, Dublin-Athènes ou Bristol-Parma ». Le décor était un dédale complexe de passages en contre-plaqué vernis, comme un aéroport excentrique qui se serait construit au fil de plusieurs décennies.

Les vêtements eux-mêmes étaient d’excellents produits, même s’il est peu probable qu’ils aient beaucoup d’impact sur l’air du temps du monde de la mode. Cela dit, Alexa Chung a elle-même énormément de style et cela se voit dans ses collections. La plupart des tops avaient l’air de petites sœurs de la créatrice et c’était tant mieux.

Sa pièce signature, c’est le blazer croisé masculin, taillé court, un classique auquel elle parvient cependant à donner un nouveau souffle grâce à un choix intelligent de tissus et des coupes précises.

Mais le cœur du défilé, c’était ses robes, qu’elles soient de style chinoisant en soie teinte biscuit ou plus osées et nocturnes, dans des jacquards verts à motif cachemire et agrémentées de fentes sur les côtés.

« C’est Bianca Jagger qui descend des marches en tailleur safari et toutes ces rock stars des années 1970 », décrivait la créatrice en guise d’inspiration.

À l’occasion de cette douce journée d’automne dans la capitale britannique, Alexa a aussi présenté beaucoup de trenchs : le classique ultime des garde-robes de toutes les Anglaises, dans des noirs suggestifs ou en PVC plus prude. Alexa Chung a prévu de quoi plaire à chacune. Pas étonnant que sa marque soit vendue dans des centaines de boutiques dans le monde.

Elle a également engagé un partenariat astucieux avec la marque de baskets italiennes Superga, évoquant cette saison les villes de bord de mer comme Margate, où elle est allée puiser une inspiration vintage. Pour les non-initiés, c’est la station balnéaire la moins huppée du Royaume-Uni.

Et elle avait même quelques robes avec des imprimés évoquant en apparence des destinations parisiennes, mais comportant des images de cartes postales de Bognor Regis ou Brighton, dont la petite tour semblait curieusement avoir un air de famille avec celle créée par Gustave Eiffel. 

« Je voulais faire un défilé parce que même si c’était un vrai défi et une décision assez intimidante, j’étais résolue à ce que les gens prennent notre marque au sérieux et comprennent que j’ai l’ambition de la voir atteindre une certaine longévité et que ce n’est pas une collaboration de plus qui va disparaître », expliquait la beauté anglo-chinoise de 34 ans au sujet de son entreprise créée il y a deux ans. Et après cette démonstration professionnelle composée de vêtements extrêmement faciles à porter, la longévité est tout ce que l’on attend de la maison d’Alexa Chung.

Traduit par Marguerite Capelle

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