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Les acteurs du retail face au devenir de leurs invendus

Publié le
today 7 févr. 2019
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La lutte contre le gaspillage est prise en compte par certains acteurs de la distribution en France, mais n’apparaît pas encore comme un sujet pris à bras le corps par tous (en tout cas pas dès la mise au point des produits), montre une étude réalisée par l’institut Ipsos pour Comerso. Surtout, les pratiques sont différentes entre chaînes de l’alimentaire et enseignes spécialisées.


Les enseignes mode et sport ont recours au déstockage pour les fins de collection (97 %), les produits défectueux (35 %) ou encore les retours clients (32 %) - Comerso


Les acteurs de la GMS (super et hypermarchés) identifient d’abord la mise en place d’une meilleure gestion de leurs stocks (97 %) pour éviter de crouler sous les invendus, suivie du don aux associations (96 %) et du stickage (92 %, remises sur les produits dont la péremption est proche). Les grandes surfaces spécialisées (mode et sport) plébiscitent quant à elles les soldes à 96 %, tandis qu’une gestion optimisée des stocks n’est citée que par 69 % des sondés. Les ventes privées constituent la troisième action qu’elles effectuent (63 %) dans l'optique d'une démarche anti-gaspi. Concernant le déstockage, 43 % des grandes surfaces spécialisées affirment s’y plier : l’offre envoyée chez les discounters est constituée de produits de fin de collection (97 %), de modèles défectueux (35 %) ou encore de retours clients (32 %). Le ramassage des articles se fait en moyenne par 1,7 déstockeur, sur un rythme de sept à huit fois par an.


Le comparatif des actions menées entre GMS (super et hypermarchés) et GSS (enseignes mode et sport) - Comerso


Les grandes surfaces spécialisées interrogées (Bershka, Kiabi, Adidas, Gap, Gémo, Intersport, Zara, Decathlon…) sont 61 % à pratiquer le don aux associations. Parmi celles qui ne donnent pas, la destruction pure et simple de marchandise reste pratiquée par 13 % d'entre elles. « Les prises de conscience en GSS ne sont pas si avancées, la problématique du gaspillage vestimentaire restant encore confidentielle, note le rapport. Que l’on soit une GMS ou une GSS, ne pas traiter la problématique des invendus coûte cher (économiquement et en termes d’image de marque). »

D'autre part, les grandes enseignes spécialisées citent le carton comme la première typologie de déchets générés en magasin (84 %), tandis que 49 % des points de vente n’arrivent pas à retraiter le plastique, ce matériau se révélant être le premier déchet non valorisé des magasins interrogés. L’objectif de tendre de manière globale vers le zéro déchet paraît encore loin.

Enfin, il faut signaler que 61 % des acteurs du retail interrogés ne savent pas définir correctement la notion de RSE (responsabilité sociétale des entreprises) et seulement 29 % s’avèrent « totalement convaincus » que la RSE est un levier d’optimisation économique.

Méthodologie : 80 directeurs de GSS et 78 directeurs de GMS interrogés du 13 décembre 2018 au 2 janvier 2019.

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