Monpetitbikini a bien grandi

L’an prochain, Monpetitbikini fêtera déjà ses 10 ans d’existence. Lancé par Audrey Lieutaud en 2010, le site marchand spécialiste du maillot de bain féminin et de ses accessoires, d’abord uniquement multimarque, a depuis pérennisé son modèle. Et ne compte pas s’arrêter en si bon chemin.
 

A gauche, l'influenceuse Noholita, à ses côtés la fondatrice du site, Audrey Lieutaud, présentant leur collaboration pour la saison été 2019 - MonPetitBikini

Avec un chiffre d’affaires annuel « entre 2 et 3 millions d’euros », dévoile la fondatrice et dirigeante de l’entreprise basée dans la région de Cannes, Monpetitbikini a franchi une première étape. Et commence à poser doucement les jalons de la suivante. « Je vais à mon rythme, nous faisons les choses pas à pas. C’est aussi parce que je veux préserver cette façon de faire que je résiste aux propositions d’investissement extérieures », explique Audrey Lieutaud.
 
La décision stratégique qui a permis au site multimarque de franchir un cap s’est faite à mi-chemin de son existence, il y a quatre ans, avec le lancement de la marque propre Monpetitbikini. Son positionnement : un vocabulaire exhaustif des formes de maillots de bain décliné chaque année dans de nouveaux coloris et imprimés. La collection 2019 compte ainsi entre 200 et 300 références, positionnée à des prix plus accessibles que les marques revendues par le site, entre 30 et 40 euros le maillot en moyenne.
 
Et pour se faire connaître, le site a initié des collaborations, comme depuis déjà trois ans avec l’influenceuse Noholita et comme avec la créatrice de robes de mariée Meryl Suissa ce printemps, une première cette fois. Il s’agit là de proposer dès mai une garde-robe de « bain » autour du mariage, de l’enterrement de vie de jeune fille à la cérémonie sur la plage jusqu’à la lune de miel, sur un positionnement plus haut de gamme, puisque les ateliers parisiens de Meryl Suissa ont fabriqué certaines pièces en tulle brodé.
 
Résultat : les produits signés Monpetitbikini pèsent désormais pour un peu plus de la moitié des ventes du site. « Et c’est ce que nous allons continuer à développer en priorité », appuie la fondatrice.
 
Bientôt, la proposition Monpetitbikini s’étoffera encore : « Je prépare le lancement d’une nouvelle catégorie de produits pour la rentrée, pour l’hiver… Ce ne sera pas de la lingerie… » concède seulement Audrey Lieutaud, qui tient à garder la surprise. « L’objectif est de trouver un complément à notre activité très saisonnière, lisser un peu plus les ventes à l’année », explique la dirigeante. Car la société subit les aléas de la météo : l’année 2018 a été un peu inférieure à 2017, exercice au cours duquel le ciel avait été plus clément, estime Audrey Lieutaud.
 
Mais ce n’est pas la seule nouveauté pour Monpetitbikini, qui s’exerce depuis 2017 à l’exercice retail. Après avoir ouvert une boutique au siège, à Mouans-Sartoux, c’est un pop-up parisien qui a été testé l’an dernier et validé. Pour l’été 2019, des boutiques éphémères vont notamment fleurir à Aix-en-Provence, Lyon, Nice et certainement de nouveau dans la capitale.  
 
Enfin, ce mois d’avril verra le lancement d’une nouvelle version optimisée du site, toujours plus tournée vers le mobile, avec des versions anglaises et allemandes. SI la livraison est déjà mondiale, l’export ne pèse aujourd’hui que pour quelques pourcents du chiffre d’affaires de l’entreprise. « C’est un projet sur le long terme pour nous, l’international. Nous allons doucement car cela demande des ressources considérables pour une structure comme la nôtre », explique Audrey Lieutaud. Aujourd’hui, Monpetitbikini tourne grâce à une équipe d’une dizaine de salariés à l’année, une quinzaine en « haute saison ».

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