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New York : une Fashion Week qui s'impose comme divertissement planétaire

Par
AFP
Publié le
today 17 sept. 2015
Temps de lecture
access_time 3 minutes
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Longtemps chasse gardée d'une élite, la Fashion Week de New York, partagée en direct sur les réseaux sociaux et les services de streaming, est en train de se métamorphoser en divertissement planétaire pour les fashionistas.

Le défilé Givenchy - Pixel Formula


Une batterie de maquilleuses s'agite autour d'un mannequin en t-shirt, une blogueuse prend un selfie dans une ambiance survoltée d'avant-show. C'est une vidéo mais c'est en direct, depuis le défilé des New-Yorkais de Public School à Manhattan, sur le site de Saks, un grand magasin de luxe américain.

Aucun lien marchand, ni publicité, il ne s'agit ici pour Saks que de nouer le contact avec cette nouvelle génération de consommateurs de mode ultra-connectée, avide de contenu à la fois original et instantané.

Plus un monologue, un dialogue

Car la crainte commune des enseignes de mode, des créateurs ou médias spécialisés, c'est de rater le train en marche et de se couper de tous ceux qui réclament « un dialogue, et plus simplement un monologue », relève Jessica Michault, l'éditrice en chef du site de mode, Nowfashion.com.

« Maintenant, les gens comprennent ce qu'est la Fashion Week et découvrent les nouvelles tendances tout de suite, pas six mois plus tard, où qu'ils soient dans le monde », achetant parfois immédiatement certaines pièces en ligne, renchérit Emily Bungert, de la société de relations publiques EB Consults.

Visionner sur son téléphone des scènes choisies des coulisses d'Alexander Wang via le service Periscope par exemple, s'asseoir au premier rang d'un défilé Altuzarra ou jeter un oeil sur les reines du style dans les rues depuis son canapé, ce n'est plus simplement une option offerte par la Fashion Week, c'en est presque devenu le coeur de métier.

« C'est fini l'époque où l'on avait besoin d'une invitation pour participer » à un défilé-salon entre éditrices et professionnels, remarque Eila Mell, auteure d'un livre sur l'histoire de la Semaine de la Mode façon New York.

Dans cette ère du toujours plus numérique, les acteurs traditionnels perdent de leur influence au profit des plus connectés, note Emily Bungert. « Maintenant 70 % environ de notre liste presse, ce sont des sites Internet et des blogs, contre seulement 30 % de journaux, magazines », estime-t-elle. Pour les acheteurs, c'est pareil, « on a moins d'enseignes classiques que dans le passé ». C'est simple, « quand j'organise le placement des invités aux défilés, dorénavant, je tends à écrire sur des post-its le nombre d'abonnés Twitter ou Instagram. Ceux qui en ont le plus obtiennent les meilleures places ».

InstaShow

Bien conscients des enjeux, les initiatives des marques pour créer un événement digne d'être partagé ou rendre l'expérience encore plus engageante ont explosé cette dernière semaine.

L'Américain Tommy Hilfiger inaugurait lundi le service « Twitter Halo » par lequel le réseau social américain offre une vue à 360° en temps réel d'un défilé via un dispositif multi-caméras.

La griffe française Givenchy, de passage éclair sur les podiums américains, choisissait vendredi - fait rarissime - de convier 800 personnes du grand public par tirage au sort à son show spectaculaire. Au premier rang, un parterre de stars, dont Julia Roberts, Courtney Love ou Kim Kardashian. Six écrans géants avaient été installés dans Manhattan.

A plus petite échelle, la jeune créatrice américaine Misha Nonoo avait lancé samedi le tout premier « InstaShow », un défilé exclusivement visible sur l'application de partage de photos Instagram, mettant notamment en scène l'actrice Lena Dunham.

Mercredi, l'animal médiatique, rappeur de talent et aspirant styliste Kanye West bousculait le calendrier des défilés pour présenter sa deuxième collection Yeezy, suscitant certes l'ire des créateurs de mode traditionnels mais aussi une marée de messages sur Instagram, Twitter ou Facebook.

Pour beaucoup cependant, cette tendance au spectacle très grand public n'en est qu'à ses balbutiements. L'un des organisateurs de la Fashion Week n'est autre que le géant du sport, de l'événementiel et du divertissement WME-IMG, qui vient d'avaler son petit rival local MADE Fashion Week.

Et, outre le lancement d'une application mobile gratuite et l'installation d'écrans géants, cet agent de stars, photographes, designers, top-modèles ou coiffeurs travaille d'ores et déjà à la mobilisation générale de son petit monde, pour conquérir une audience toujours plus large, plus fidèle.

Par Prune Perromat

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