Olly Gan placé en redressement judiciaire

Olly Gan traverse une mauvaise passe. Selon nos informations, le tribunal de commerce de Marseille a prononcé le 23 mai dernier le redressement judiciaire de la « Société provençale d’achat de gestion », qui pilote l’enseigne tricolore de mode masculine.


Le magasin du centre commercial de Saint-Sébastien à Nancy - DR

Appartenant au groupe Finogan, la marque fondée en 1981 dispose d’un réseau d’environ 130 boutiques dans l’Hexagone, dont une centaine de succursales. Depuis l’ouverture de la procédure collective, une vingtaine de ses unités font l’objet d’une offre de cession partielle incluant le droit au bail des commerces désignés et les contrats de travail qui y sont attachés. Cela concerne notamment les points de vente d’Amiens, Calais, Farébersviller ou encore Nîmes.

Olly Gan, dont le siège est basé à Aix-en-Provence, a construit son offre autour d’un vestiaire pour l’urbain prônant une certaine élégance française, tant côté formel que tenues casual, en ciblant les hommes de 35 à 50 ans. Selon les documents déposés, la maison mère, la Société provençale d’achat de gestion, a généré 52 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2017/18.


Collection printemps-été 2019 - Olly Gan

Présidé par Claude Gigou, le groupe Finogan possède aussi la marque Peter Polo, acquise en 2015. Celle-ci dispose d’une quinzaine de boutiques à l’enseigne surtout implantées sur la Côte d’Azur, autour de son fief de Saint-Tropez.

La période délicate affrontée par Olly Gan fait écho à d’autres difficultés connues actuellement par des enseignes françaises de prêt-à-porter sur le créneau masculin. Le groupe Happychic a réduit la voilure de ses enseignes Jules et Brice, qu’il a même décidé de fusionner, tandis que la marque azuréenne Carnet de Vol a également été placée en redressement judiciaire en avril 2019.

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