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21 juil. 2011
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Première Brasil s'impose dans l'univers textile latino-américain

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21 juil. 2011

L'organisation de Première Vision l'admet volontiers. En créant Première Brasil il y a deux ans, les Français s'engouffraient dans un espace qui n'attendait qu'à être occupé. Mais, s'appuyant sur les acteurs industriels locaux et sur le savoir-faire de ses équipes internationales, l'équipe de Première Vision semble avoir trouvé ses marques en Amérique Latine.

Première Brasil
Première Brasil veut devenir incontournable en Amérique Latine - Photo: OG


Pour sa quatrième édition, le salon de Sao Paulo, qui s'est tenu les 20 et 21 juillet, avait une nouvelle fois eu besoin d'un hall plus spacieux pour accueillir son show. "A chaque édition, nous prenons un hall plus grand, explique Jacques Brunel, directeur général adjoint de Première Vision. Lorsque nous voyons la dynamique de cette région du monde, et en particulier du Brésil, le potentiel est énorme. Notre vision a toujours été de créer un salon où l'offre pourra répondre aux besoins des acheteurs pour toute l'Amérique Latine et pas seulement pour le Brésil".

Le challenge semble en passe d'être relevé. Le salon, qui travaille avec l'association des industriels brésiliens du textile (ABIT) et l'agence de promotion Apex Brasil, semble s'internationaliser saison après saison. "Cette session, nous avons des exposants de 19 pays différents, explique Carolina Riente, responsable du salon chez Fagga, filiale de GL Events, qui organise le salon. Pour six d'entre eux, la Chine, les USA, le Japon, le Pérou, l'Inde et l'Argentine, il s'agit d'une première participation. Cela permet d'avoir une diversité d'offre".

Ainsi, près de 40% des 121 exposants viennent de l'étranger. C'est certainement cette diversité qui a attiré les acheteurs. Les allées du Première Brasil n'ont en effet pas désempli, les univers Glam and City et Denim ayant attiré de nombreux visiteurs. "La fréquentation est très bonne, estime Laurent Prout, responsable export pour Savyon, spécialiste du jacquard. Il y a aussi une plus grande diversité parmi les visiteurs. Les Brésiliens ne viennent pas seulement de la région de Sao Paulo mais de tout le Brésil. Et, en tant que responsable de l'export, sur les précédentes éditions j'étais plus là pour accompagner les équipes. Cette fois-ci, j'ai eu des contacts avec des Colombiens, des Français, des Espagnols et même un Japonais".

Les acheteurs internationaux apparaissent en effet intéressés par l'offre proposée sur le salon, même s'ils regrettent que trop d'industriels brésiliens ne souhaitent pas travailler à l'export pour des questions logistiques. "Plusieurs exposants m'intéressaient vraiment, sourit Andrew Rial, directeur de la société Spy, venu de Montevideo en Uruguay. J'ai tout de même trouvé toutes les matières que j'étais venu chercher".

En peu de temps, le salon semble s'être imposé au niveau brésilien et de ses 30 000 entreprises textiles. Reste à devenir un événement incontournable au niveau continental. Si l'organisation explique ne pas vouloir bruler les étapes, elle va une nouvelle fois déménager pour son édition des 18 et 19 janvier. Le hall du Center Norte s'annonce plus spacieux et à proximité du centre-ville et des axes de transport.

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