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Pull In : les jeans se font une place aux côtés des boxers

Publié le
today 27 avr. 2018
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Il y a cinq ans, Pull In a décidé de développer le prêt-à-porter avec le jeans en tête de pont. Ingénieur de formation, Emmanuel Lohéac, le fondateur de la marque, a travaillé pendant un an avec son fabricant à la conception du « Dening », son jeans power stretch : « Nous voulions retrouver le confort du sous-vêtement sur ce jeans, disons plutôt celui d’un jogging. Nous avons fini par concevoir ce produit. C’est simple, il séduit les clients qui l'essaient. Il suffit de voir les résultats des ventes qui sont très bons. »

Lancé il y a cinq ans, le Dening représente déjà 37 % du chiffre d'affaires - DR


Ce Dening ne se limite pas au jeans. Il est devenu le pantalon signature de Pull In, qui se décline également en chino ou en cargo. Sa ceinture élastiquée, dissimulée dans la ceinture à passants sur le jeans, lui offre un confort supérieur à une ceinture rigide. Fabriqués en Tunisie, ces Dening voient leurs références s’étoffer au fil du temps dans de nouveaux délavages indigo, gris et des toiles aux couleurs de la saison. Ils connaissent aussi une version courte, en short. En parallèle, les tee-shirts imprimés font toujours partie des produits complémentaires tandis que l'hiver devrait voir arriver des vestes en denim et des doudounes.

Quant aux boxers ? Imprimés, ils déclinent désormais exclusivement des photos détournées. La marque ne propose plus de motifs en all over ni de dessins issus de licences BD. D'ailleurs, la marque a arrêté sa collection enfant afin de se concentrer sur ses points forts. « Notre clientèle a vieilli avec nous et nous nous retrouvions plus dans certains imprimés trop criards. »

Créé en 2000, Pull In a été l’un des premiers acteurs à proposer des boxers fantaisie sur le marché français. La marque a ensuite été beaucoup copiée. « En 2007-2008, nous avons été confrontés à beaucoup de copies qui respectaient plus ou moins la loi. Nous avons vu ces copies arriver en tête de gondole à des prix cassés comparé aux nôtres. Heureusement pour nous, la qualité de ces produits était très mauvaise. Nous avons pu mettre en avant notre savoir-faire et notre grade de qualité qui a toujours été élevé », souligne Emmanuel Lohéac.

La clientèle Pull In, adepte de ses boxers, a grandi avec la marque - DR


La marque a pris le parti d’être transparente sur son sourcing sur son e-shop, mais elle ne communique pas, par ailleurs, sur cette valeur ajoutée. Près de 70 % des opérations de fabrication des boxers sont réalisés en France, notamment le tissage de la ceinture (également en Italie) et l’impression Oeko-Tex® qui respecte l’environnement. L'assemblage des sous-vêtements se fait au Portugal chez le même partenaire depuis le lancement du projet. L’étiquette affiche ainsi « made in Portugal ».

Pull In présente 150 imprimés par an dont 120 nouveaux à raison de 30 nouveautés chaque trimestre. La signature maison reste ces photos détournées puisant dans différents univers : glisse, bestiaire, cylindrées plus ou moins grosses, iconographie rétro, mais aussi des visuels plus sexistes telles ces silhouettes féminines en lingerie ou carrément nues. A cela s'ajoute une gamme en coton et des séries limitées. Les références en coton organique se développent. Dès juin, un nouveau procédé d'impression à base d'une encre Oeko-Tex® offrira une qualité photo sur les boxers en coton. Chaque saison, les photos sont prises par des riders et des artistes proches de la griffe quand elles ne viennent pas de banques d’images.

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