Rouge Margaux lance son homme, tout aussi séduisant que la femme

Rouge Margaux brûle les étapes. Arrivée sur le marché comme une météorite en 2016, pilotée depuis avril 2017 par l’ex-directeur commercial de Y/Project Cem Cinar, la petite marque de prêt-à-porter parisienne s’est d’emblée distinguée par sa qualité et son style créatif hyper-contemporain, mais aussi très portable. Le label, qui compte aujourd’hui une dizaine de clients multimarques, de Berlin, Amsterdam et l'Italie jusqu'à Hong Kong, lance sa première collection masculine.


Un look masculin signé Cem Cinar pour la jeune marque parisienne - Rouge Margaux

Une vingtaine de pièces et 45 références, dont beaucoup pourraient tenter la femme, du maxi coupe-vent rose zippé à cette chemise rubis en velours dévoré ou cette autre en satin rouge avec ses manches démesurées qui s’entrouvrent à la hauteur du poignet. Tout comme ce top en tissu technique argenté façon blouson avec son col coulissé…

Ce vestiaire, qui été présenté pour la première fois en juin à Paris durant la Fashion Week masculine, en même temps que la toute première pré-collection féminine pour le printemps-été 2019, a été imaginé à partir d’éléments féminins adaptés à l’homme, en prenant en compte le travail réalisé jusqu’ici sur la ligne pour femme.

Avec sa combinaison en denim aux allures de survêtement ou ses pantalons amples et fluides à taille haute portés avec une chemisette noire ajourée, ses chemises en soie endossées avec des shorts oversized, l’homme Rouge Margaux fait parfois tourner la tête.   

« C’est un homme qui a regardé sa copine s’habiller et se sent très attiré par elle ! La démarche opposée de celle de l’unisexe. En fait, le look est confortable et clean. C’est un vestiaire complet pour le jour et le soir, qui joue sur l’opposition décontracté/élégant. Je ne suis pas là pour compliquer la vie de l’homme », explique Cem Cinar, qui tient le même propos pour la femme.

Résultat : Rouge Margaux, qui revendique « une portabilité inclusive », attire aussi bien les jeunes filles que les femmes mûres, en attendant que l'homme arrive sur le marché... La marque semble d’autant plus attractive que ses prix sont très articulés via une ample gamme positionnée sur le segment du luxe accessible, avec des vestes et manteaux allant de 700 à 1 500 euros, des pantalons situés entre 250 et 700 euros et des robes entre 400 et 1 200 euros.


Combinaison ou survêtement ? - Rouge Margaux

Pour l’homme comme pour la femme, le designer néerlandais d’origine turque, formé en arts à l’Artez, l’Académie d’art et de design d’Arnhem aux Pays-Bas, et diplômé d’Esmod, ne lésine pas sur les belles matières. Après avoir posé les bases de la garde-robe Rouge Margaux, avec un casualwear bien maîtrisé, le directeur artistique, passé aussi chez Rick Owens et Gareth Pugh, souhaite se concentrer sur le soir avec des robes « plus spéciales ».

« En termes d’images et de tissus, on ne se donne aucune limite », glisse Cem Cinar, qui se fournit en France, Grande-Bretagne, Italie et Japon. « Toute la maille est produite en Italie, le reste se partage entre la France et Amsterdam, avec des usines avec qui je travaille depuis très longtemps », poursuit-il.

La marque a entrepris également une série de collaborations pointues avec des spécialistes, tels que le fabricant napolitain Omega pour les gants ou le new-yorkais Laruicci pour les bijoux. Dernière collaboration en date, la combinaison masculine réalisée au Japon par la marque nippone Wansie Tokyo, spécialisée dans le workwear et les uniformes.

Qui se cache derrière Rouge Margaux ? Un investisseur actif dans toutes autres sortes d’activités, qui s’est engagé dans ce projet tout en souhaitant rester anonyme. Ce dernier est basé à Genève, tandis que le studio et le siège de la marque sont installés à Paris.
 

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