Textile-habillement Asie

Chine
La libéralisation des quotas a eu un impact marqué dès le mois de janvier pour les importations d'habillement : + 41 % en provenance de Chine alors que la croissance était de 23 % sur l'ensemble de l'année 2004. Plusieurs éléments concordants (explosion des demandes de licence d'exportation, baisse des prix chinois entre 20 et 35 % à l'export, données chinoises du commerce extérieur) laissent présager un mouvement de forte amplitude vers l'Europe. L'impact de la taxe à l'exportation proposée par le gouvernement chinois ne semble donc pas d'ampleur suffisante pour contrer la marche en avant de l'Empire du Milieu. Si le Commissaire européen au commerce n’envisage pas à court terme l'utilisation des clauses de sauvegardes, la Turquie a, de son côté, décidé de mettre des restrictions quantitatives sur 42 catégories de produits importés de Chine.
Japon
La croissance de l'économie japonaise a avoisiné les 3 % au cours de l'année 2004. Si la consommation des ménages japonais a progressé de 2 % en 2004, la croissance a été tirée par les exportations nippones et notamment les livraisons à destination de la Chine. Le textile japonais a profité de cet environnement économique favorable : les exportations de fils ont augmenté de 8 %, celles de tissus de 9 % et celles d'habillement de 25 %. Alors que les importations japonaises d'habillement ont progressé de l'ordre de 12 % en valeur, la France, pénalisée par le niveau élevé de l'euro, n'a pu que maintenir ses livraisons d'habillement, ce qui signifie que l'hexagone a perdu des parts de marché au Japon, au détriment de la Chine notamment.
Inde
Au même titre que la Chine, l'Inde est annoncée comme la grande gagnante de l'abolition des quotas du début d'année 2005. Néanmoins, l'industrie textile indienne n'est pas aussi productive que son homologue chinoise. D'ailleurs, les importations américianes d'habillement en provenance d’Inde ont progressé de 13 % contre 41 % en provenance de Chine. Face à cette situation, le gouvernement indien a décidé de baisser les droits de douane sur les fils afin de faciliter l'accès aux matières premières (les droits indiens étant particulièrement élevés) et sur les machines textiles afin de moderniser l'appareil productif du secteur. Une baisse des charges des entreprises ainsi qu'un assouplissement de la législation du droit du travail sont également à l'ordre du jour (la législation indienne est plus contraignante que la législation chinoise pour les grosses entreprises).

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