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7 juil. 2022
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Tous les chiffres à connaître sur l'e-commerce en France

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7 juil. 2022

Avec l'été vient le traditionnel point chiffré de la fédération de la vente en ligne (Fevad) sur l'état du secteur. Des données de cadrage d'autant plus attendues que le second semestre 2022 s'annonce délicat, entre consommation contrainte par l'inflation, hausses des coûts de transports, et volonté sensible de renouer avec les achats physiques. Plongée dans les chiffres 2021 détaillés de la filière, du poids de l'e-commerce dans l'habillement aux facteurs générationnels et régionaux en passant par la part du mobile ou les modes de livraison.


Shutterstock


Pour rappel, l'e-commerce en France a généré 129,1 milliards d'euros de ventes en 2021, en progression de 15,1% par rapport à 2020 et de 24,9% par rapport à 2019. Il s'agissait pour 62,3 milliards d'euros de ventes de services, contre 66,7 milliards pour les ventes de biens. En deux ans, la part du e-commerce dans le retail est à ce titre passé de 10 à 14,1%.

Pour le secteur mode-habillement, la part de marché de la vente en ligne a même atteint l'an passé 21%, un niveau stable par rapport à 2020. Ce marché du vêtement, où l'e-commerce était récemment accusé d'avoir détruit 114.000 emplois en dix ans, arrive en tête des produits et services achetés en ligne, avec 60% des e-acheteurs ayant commandé au moins une pièce en 2021. La chaussure se hisse en quatrième position (45%), suivi par l'hygiène-beauté (43%), tandis que le linge de maison s'offre de huitième rang (33%), et bijoux et montres la quinzième place (24%).

Decathlon se hisse à la cinquième place des sites ayant la plus forte pénétration, avec un nombre de clients estimé à 8,4 millions d'internautes, soit 17,4% des e-acheteurs de 2021. L'enseigne est précédée par Amazon, qui aurait séduit 25,3 millions de cyberacheteurs (52,1 % du total), ainsi que par Cdiscount, Fnac et E.Leclerc.

Il sont 41,8 millions de Français à consommer désormais en ligne, soit respectivement 81,2% et 79,5% des internautes masculins et féminins. C'est chez les internautes de 25-34 ans que la pénétration est la plus forte (91,7%), les plus de 65 ans (71,6%) et 11-14 ans (37%) fermant la marche. Les internautes CSP+ sont de loin les plus convertis à la vente en ligne. L'Île-de-France est la région où l'on pratique le plus les dépenses sur internet (82,7% des internautes), tandis que la Bourgogne-Franche-Comté ferme la marche (73,2%).

Côté outils de connexion, 46% des e-acheteurs commandent depuis plusieurs écrans, en hausse de cinq points sur un an. L'ordinateur reste majoritaire (78%) mais recule de 11 points, tandis que l'utilisation du mobile croit de 16 points à 59%. La tablette s'établit quant à elle à 17%.

Quels profils d'entreprises ?



Côté écosystème, il ressort que 70,4% des sites génèrent moins de 100.000 euros par an, et représentent 1,2% du chiffre d'affaires du secteur. Plus de 22% des portails génèrent de 100.000 à un million d'euros, et captent 6,7% du marché. Plus rares (6%) sont les sites de taille intermédiaire, générant de 1 à 10 millions d'euros, mais qui représentent néanmoins 16,3% du chiffre d'affaires global. Quant aux sites générant plus de 10 millions d'euros, ils ne représentent que 1,2% du secteur mais aussi 75,8% des ventes du secteur.


Fevad


Côté typologie des sites, les places de marché captent désormais 14,4% du volume d'affaires des sites de l'indice ICE100, qui regroupe les plus gros portails. Les places de marché ont ainsi connu une hausse de 5% de l'activité en 2021, après +27% en 2020 et +14% en 2019. Quelque 36 % des e-marchands vendraient désormais (exclusivement ou de façon complémentaire) sur ces portails. Chiffre ramené à 29% chez les seuls détaillants et à 23,5% pour les grossistes.

Mais les pure players ne dominent pas sans partage. Les "brick&mortar" (commerces physiques vendant en ligne) sont la première destination, captant 71% des clients en ligne. Ils sont talonnés par les enseignes et marques distribuant exclusivement en ligne (67%). Plus loin arrivent les sites des grandes surfaces spécialisées (38%), les sites de marques (23%), les sites de circuits courts (14%), et les sites de commerçants de proximité (13%), autour desquels les comportements adoptés durant les confinements ont fondé de grands espoirs.

Paiements et livraisons



Le paiement par carte bancaire en une fois reste de loin le principal mode de paiement pour l'e-commerce (77%), devant les solutions électroniques comme Paypal, ApplePay ou GooglePay (40%), ainsi que les cartes et chèques cadeaux (33%).

Grande tendance de ces derniers mois, le paiement fractionné aurait déjà été testé par 32% des e-acheteurs, contre 34% pour les solutions de paiement différé. Seuls 14% des clients auraient pour l'heure testé les deux modes de paiement, qui conservent ainsi une fort potentiel de croissance, que pourrait cependant freiner le contrôle resserré voulu par Bruxelles.


Fevad


Du côté des problématiques logistiques, 80% des cyberacheteurs ont eu l'an passé recours à la livraison à la porte, que ce soit à domicile (79%) ou au travail (3%). Ils sont en outre 67% à avoir eu recours à des points de retrait, avec 59% se tournant vers des "relais", 10% des agences postales, et 7% des consignes automatiques. Dont, comme le soulignait FashionNetwork.com, le nombre est amené à exploser dans les prochains mois.

Le retrait en magasin (click&collect, drive…) a pour sa part été exploité par 33% des consommateurs en ligne, dont 14% ont par ailleurs opté pour l'e-réservation (paiement en magasins).

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