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Vivarte : questions autour de primes versées aux directeurs

Publié le
today 9 sept. 2019
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En 2017 et 2018, une poignée de dirigeants du groupe Vivarte ont bénéficié de primes exceptionnelles s’ajoutant à leurs primes contractuelles, annonce Le Parisien, qui avance une somme globale de près d’un million d’euros. Ce qui a mis en colère plusieurs syndicats, alors que le groupe subit une cure d’amaigrissement depuis plus de deux ans.


Collection automne-hiver 19/20 de l'enseigne familiale La Halle - La Halle/Facebook


Selon le quotidien, une trentaine de cadres ont été récompensés en 2017 puis une douzaine l’année suivante, dont l’un d’entre eux a perçu 100 000 euros. Par comparaison, en 2016, ce sont « seulement » 35 000 euros qui avaient été accordés.

Contactée par FashionNetwork.com, la direction de Vivarte précise que l’enveloppe s’est au total élevée à 700 000 euros en 2017 et 2018. « Nous entendons que les montants des primes versées évoquées dans l’article du Parisien puissent surprendre », livre le groupe, qui assume en expliquant que cela relève « bel et bien d’une stratégie d’entreprise dans le contexte de transformation que nous connaissons depuis plusieurs années. Nous aurions pu faire comme, de nombreuses entreprises, appel à des cabinets externes, spécialisés pour gérer le plan de cessions plutôt que de verser des primes. Nous avons préféré faire le choix de l’efficacité en internalisant les fonctions essentielles à la mise en œuvre réussie du plan de cessions. […] Dans cette période complexe, nous voulions avoir la certitude de les garder à nos côtés », justifie Vivarte, qui a vendu plusieurs marques en 2017 et 2018 dont Naf Naf, Chevignon, Kookaï, Pataugas et André.

Interrogé par Le Parisien, le secrétaire de FO Gérald Gautier a réagi : « C'est extrêmement choquant en plein plan social, on aurait pu sauver des emplois ! Et quand on voit ces montants, on peut légitimement s'interroger sur les primes qui ont été versées à la direction de Vivarte, la holding. Mystère ! » Claire Vigouroux, coordinatrice groupe pour FO souligne à l’AFP qu’au même moment, « on nous annonce qu'il n'y aura que 15 000 euros pour la formation professionnelle ».

Laurent Berger, au micro de France Info ce lundi, a quant à lui jugé que le versement des primes était « inacceptable, hors du temps ». « C'est amoral, écœurant et aberrant, même si ce n'est pas illégal », a renchéri Jean-Louis Alfred, représentant CFDT du groupe, auprès de l'AFP.

Ces révélations interviennent alors que Vivarte (La Halle, Caroll, Minelli) va prochainement passer aux mains de ses créanciers par un mécanisme de fiducie, en raison d’une incapacité à pouvoir rembourser sa dette de 300 millions d’euros à l’échéance fixée en octobre 2019.

Avec AFP

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