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15 oct. 2021
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5 minutes
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Wilhelm Hubner (Hermione People&Brands): "Gap mérite d'être présente dans d'autres villes"

Publié le
15 oct. 2021

Division retail de la Financière Immobilière Bordelais (FIB), Hermione People & Brands a l'an passé mis la main sur Camaïeu, et a récidivé au printemps 2021 avec Gap France et l'enseigne Go Sport (procédure de rachat en cours de finalisation pour le distributeur d'articles de sport). Son président, Wilhelm Hubner, évoque pour FashionNetwork.com les évolutions qu'il prévoit pour Gap en termes de réseau et d'offre, pour Go Sport, qu'il veut développer dans les villes moyennes, et pour Camaïeu, qui a fait sa rentrée avec une nouvelle identité.


Wilhelm Hubner - Auchan


 
FashionNetwork : Où en est aujourd’hui la holding dans sa logique d’acquisition?

Wilhelm Hubner : Cela fait six mois que la holding s’est créée. Elle intègre 26 magasins Galeries Lafayette, l’ensemble de La Grande Récrée, Camaïeu, et maintenant Gap France. Une très belle marque qui mérite vraiment qu’on la redéveloppe sur le territoire français, voire plus. Et nous attendons avec impatience le dénouement du rachat de Go Sport, que nous comptons reprendre début décembre. Nous sommes en très bonne voie, avec l’accord de l'Autorité de la concurrence et l’accord à l'unanimité du CSE (le comité social et économique est une instance représentative du personnel en entreprise, ndlr) que je revois ce 15 octobre. Go Sport ayant fait deux prêts garantis par l'Etat, nous avons également eu des échanges avec les banques, qui ont abouti. Donc nous sommes maintenant dans l’écriture d’un protocole pour un passage devant le tribunal de Paris début novembre.

FNW : Quels sont vos projets pour Gap, dont le nom est connu malgré une implantation limitée dans l'Hexagone?

WH : Il y a un potentiel de développement énorme. Gap n’a pas de site marchand et n’est présent que sur cinq villes françaises avec dix-sept magasins. C’est une marque qui mérite d’être dans d’autres villes, et nous avons prévu de doubler en trois ans la taille du réseau. Ce pour quoi nous allons d’ailleurs redévelopper l’aspect logistique sur le site de Roubaix au travers de l’outil logistique de Camaïeu. Donc on va aussi recréer des emplois à Roubaix, qui opérait en plateforme d’éclatement pour des commandes qui venaient d’Angleterre.

FNW : Faut-il s’attendre à des modifications dans l’offre de Gap?

WH : Nous avons la possibilité de choisir dans l’offre Gap, ce qui nous permet d’adapter l’offre localement. Chose qui n’était pas faite jusque-là, dans la mesure où tout était très centralisé, piloté depuis l’Angleterre avec une méconnaissance du marché français. La force Gap, ce sont les basiques, les intemporels, avec une durabilité dans le temps. On aura possibilité par la suite de développer des collaborations, avec des produits français, plus mode, adaptés au marché. 


GAP


FNW : Quelle est votre stratégie pour Go Sport?

WH : Nous sommes là sur un marché très porteur. Mais c’est une entreprise qui était très contrainte en termes d’investissements. Nous avons évidemment l’intention de développer Go Sport, de pousser l’enseigne dans les différentes activités sportives. Là où Go Sport n’a pas pu s’exprimer ces dernières années, nous allons lui donner un envol. Il est par exemple clair qu’il faut développer le vélo et les sports de mobilité. Il y a Endurance Shop qui existe comme marque, qui est déjà développé chez Go Sport et qu’il faut accentuer.

FNW : Quelle orientation va prendre le réseau?

WH : En résumé, c’est à la fois le concept même de Go Sport qu’il faut développer, mais aussi son positionnement sur divers segments. A ceci s’ajoute un autre élément, qui est que nous croyons à la proximité. C’est d’ailleurs pour cela que nous avons conservé 512 anciens magasins Camaïeu. Avec Go Sport, nous voulons prendre part au projet de redéployer le commerce dans 222 commerces de centres-villes (de villes moyennes, ndlr), et ceci grâce à des formats de magasins plus petits et digitaux.

FNW : Où en est Camaïeu, un an après sa reprise?

WH : Ce que je peux vous dire c’est que réussir une reprise aussi difficile que celle-ci, ça n’arrive jamais. On a connu comme tout le monde les difficultés de fermetures de magasins, mais nous avons en plus connu une cyberattaque de grande envergure le 5 juin dernier, et dont nous venons à peine de sortir. Ce qui montre la résilience de l'entreprise.

Néanmoins, nous avons mené en douze mois un énorme travail de fond. Nous avons retravaillé toute l’offre, nous avons ramené la part du grand import de notre sourcing de 100 à 70%, repensé le style par cibles, et analysé le comportement de nos clients. Ensuite, nous avons revu complètement notre site web, et lancé deux prototypes de magasins dont les résultats nous satisfont beaucoup.

Un travail de fond a donc été fait, et à marche forcée, car on connaît le rythme du métier et des collections. On a décidé de communiquer sur ce repositionnement via une campagne, dont les retours sont on ne peut mieux. Et notre progression en trafic client est à deux chiffres, ce à quoi nous ne nous attendions pas. Car une campagne de positionnement n’est pas nécessairement destinée à générer du trafic.


Concept de magasin Go Sport lancé en décembre 2020 - Go Sport



FNW : Qu’en est-il de l’emploi chez Camaïeu?

WH : Nous avons réembauché une cinquantaine de personnes depuis la reprise, dont une vingtaine en magasins. Avec nos deux nouveaux magasins, nous sommes maintenant à 514 magasins. En cela s'ajoute le recrutement d'une trentaine de personnes sur des postes clefs, comme le digital et la supply chain, pour compléter des compétences qui n’existaient pas dans l’entreprise. Donc on a réembauché et maintenu les emplois comme nous nous y étions engagés en reprenant les magasins. Et les bonnes nouvelles sur le plan sanitaire nous rendent confiants pour 2022. Je pense qu’on sera à jour avec nos objectifs, qui étaient de remettre l’entreprise à l’équilibre dès 2022.
 

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